jeudi 19 février 2026

Maryam Javadi reste détenue à la prison pour femmes de Dowlatabad sans décision judiciaire

 La détention continue de Maryam Javadi, étudiante en journalisme, à la prison pour femmes de Dowlatabad à Ispahan approche les huit mois, malgré l’absence de toute décision judiciaire ou verdict définitif concernant son dossier.

Âgée de 27 ans, originaire de Chermahin et résidant à Ispahan, elle a été arrêtée par les forces de sécurité en juillet 2025 et demeure depuis dans une situation de vide juridique total.

Détention prolongée sans verdict

Depuis son arrestation, Maryam Javadi est maintenue en détention sans jugement définitif. La poursuite de son incarcération plusieurs mois après son arrestation est largement considérée comme un exemple de détention prolongée en dehors des standards de procédure régulière, où la présomption d’innocence et le droit à un procès rapide et équitable sont de fait ignorés.

L’incertitude prolongée entourant son dossier s’inscrit dans un mécanisme plus large de pression couramment appliqué aux détenus politiques.

Pressions psychologiques et physiques durant les interrogatoires

Selon des sources proches de sa famille, les interrogatoires de Maryam Javadi ont été exceptionnellement longs et se sont étendus au-delà des cadres juridiques habituels. Des informations indiquent que la poursuite des interrogatoires n’a pas été motivée par la complexité de l’affaire, mais par des tentatives d’exercer une pression et de la contraindre à se conformer aux exigences des interrogateurs.

Des menaces répétées, une anxiété accrue, la privation de sommeil et un épuisement psychologique sévère sont mentionnés parmi les conséquences de ces conditions.

Accusations sécuritaires et menaces répétées

Maryam Javadi fait face à un ensemble d’accusations sécuritaires formulées de manière large, notamment « insulte à Khamenei », « appartenance à des groupes d’opposition » et « propagande contre l’État », des chefs d’accusation fréquemment utilisés dans les dossiers visant des militants politiques, des étudiants et des journalistes.

Des informations indiquent qu’au cours de sa détention, elle a été menacée à plusieurs reprises, ces pressions visant à obtenir des aveux forcés ou à l’amener à accepter les accusations portées contre elle.

La détention continue de Maryam Javadi à la prison pour femmes de Dowlatabad à Ispahan sans verdict judiciaire, ainsi que les informations faisant état de pressions psychologiques et de menaces durant les interrogatoires, constituent une violation manifeste des principes fondamentaux des droits humains.

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