lundi 16 février 2026

Le régime iranien continue de dissimuler des informations concernant les corps non identifiés de femmes tuées lors des manifestations.

 D'après des informations publiées, les corps de 50 femmes tuées lors du soulèvement iranien de janvier n'ont toujours pas été identifiés au Centre de médecine légale de Kahrizak, situé au sud de Téhéran. Cette question a été soulevée alors que l'Organisation de médecine légale et le pouvoir judiciaire du régime ont officiellement nié l'existence de « 50 corps non identifiés de manifestantes de Téhéran ».

Dans un communiqué, l'Organisation de médecine légale a affirmé que seuls sept corps non identifiés, tous masculins, étaient détenus au centre, et que toutes les femmes décédées avaient été identifiées et remises à leurs familles. Le communiqué qualifie de « totalement irréaliste et de pur mensonge » l'information faisant état de 50 corps non identifiés, et dément également toute visite des lieux par l'Association de sociologie de l'Université Tarbiat Modares, une importante université publique de Téhéran.

Cependant, les propos d'un membre du Majlis (Parlement) du régime dressent un tableau différent. Mohammad Seraj, membre de la Commission sociale du Majlis, évoquant l'existence de corps non identifiés, a déclaré : « Certains corps n'ont pas été identifiés ; personne ne s'est manifesté pour les identifier, et ils n'avaient aucun document d'identité sur eux. Par conséquent, nous devons envisager différentes pistes pour les identifier. »

Cette contradiction flagrante entre le démenti officiel des instances gouvernementales et les déclarations d'un parlementaire met une fois de plus en lumière les efforts du régime pour minimiser le nombre réel de victimes et dissimuler l'ampleur de la répression du soulèvement. De telles incohérences démontrent que la réalité concernant le nombre et le statut des corps des victimes demeure obscure.

Les conséquences du crime de janvier ne se limitent pas au nombre de morts. La répression généralisée des manifestants, les arrestations massives, les pressions et les menaces exercées sur les familles pour les réduire au silence, l'interdiction des cérémonies commémoratives et les tentatives de dissimulation du nombre réel de victimes s'inscrivent dans une politique organisée visant à instiller la peur et à empêcher l'extension du soulèvement.

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