mardi 1 novembre 2016

Un militant des droits de l'homme à Berlin : Le respect des droits de l'homme devrait être une condition pour établir des relations avec l'Iran

 Le dimanche 29 octobre 2016, le Directeur des Droits de l'Homme et des Affaires des Minorités à Berlin, M. Christian Zimmermann, a rendu hommage aux 24 membres de l'OMPI / MEK tués lors des attaques de missiles au camp Liberty le 29 octobre 2015. M. Christian Zimmermann a évoqué la coopération des autorités allemandes avec l'Iran ainsi que la politique d'apaisement avec le régime iranien et a déclaré : « Aujourd'hui, nous commémorons les 24 membres de l'organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (l'OMPI / MEK) dont les images sont derrière moi.

Ils représentent juste une infirme partie des milliers de personnes qui se sont insurgées contre la dictature religieuse en Iran. Ils en ont payé le prix avec leur sang.
A ma droite, vous verrez marqué le chiffre 30.000. Ce chiffre rappelle un incident en Iran.
En 1988, Khomeini a ordonné une Fatwa appelée «la fatwa de la mort » qui, plus tard, s’est faite une réputation. Selon l'ordre, 30 mille prisonniers ont été exécutés et secrètement enterrés. Jusqu'à aujourd'hui, nous ne savons pas où ils sont enterrés et la «fatwa de la mort» est toujours valide.
Le coupable de ces crimes est une dictature religieuse à laquelle nous avons affaire. Selon la constitution allemande, nous sommes autorisés à entretenir de bonnes relations avec les pays qui défendent les valeurs de la Révolution française telles que la liberté, la démocratie et l'égalité.
Dans les mois à venir, le gouvernement allemand a l’intention d’adopter une loi pour coordonner les relations économiques avec les droits de l’homme ; Mais que se passera-t-il ensuite ? Les ministres allemands, M. Sigmar Gabriel, vice-chancelier, M. Alexander Dobrindt, ministre des Transports, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, se rendent en Iran pour négocier et signer un contrat et pourtant ils n’aborderont pas la question des droits de l'homme, alors que les droits de l'homme devraient constituer une condition préalable à tout entretien avec les autorités iraniennes.
Nous devons nous en tenir à nos valeurs morales sur la scène politique. Maintenant, je demande à mon gouvernement d'exiger du régime iranien d'abolir la peine de mort, comme d'autres le font chaque année, et d'imposer une condition de respect des droits de l'homme dans l'établissement de relations et de négociations avec l'Iran. C'est la seule façon d’entamer un dialogue avec eux. Nous ne pouvons communiquer d’égal à égal que si nos valeurs communes des droits de l'homme sont préservées. Je ne peux pas avoir une relation avec un pays qui exécute 15 personnes chaque jour. C'est un déshonneur et une honte pour ceux qui s'entretiennent avec un tel pays.

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