Texte intégral de la déclaration de campagne « Non aux exécutions le mardi »
La campagne « Mardis sans exécutions » s'étend désormais à 66 prisons avec l'ajout de la prison de Darreh Shahr dans la province d'Ilam et de la prison de Meshgin Shahr dans la province d'Ardabil.
En ce début d'année universitaire, nous honorons la mémoire de tous les élèves, enseignants, étudiants et professeurs qui ont sacrifié leur vie au cours des quatre dernières décennies dans la lutte pour la liberté et l'égalité en Iran ; en particulier les étudiants tués par le régime iranien lors du soulèvement de janvier 2026 et dont les places dans les salles de classe sont vides cette année.
Le régime meurtrier iranien poursuit ses massacres et pend chaque jour nos concitoyens. Entre le 23 août et le 22 septembre seulement, ce régime a ôté la vie à au moins 79 personnes, dont six femmes et dix de nos compatriotes baloutches. Selon les dernières informations, Mme Mahboubeh Shabani, détenue à la prison de Mashhad et arrêtée lors du soulèvement de janvier, a également été condamnée à mort.
Selon les informations reçues, près de 200 prisonniers politiques et idéologiques, dont beaucoup font partie des personnes détenues lors du soulèvement national de janvier 2026, sont sous le coup de condamnations à mort ; cette situation reflète la répression flagrante du peuple iranien par le régime fasciste religieux, qui ne connaît aucune limite en matière de répression, de meurtres et d'exécutions.
Face à ces actes de répression, la résistance des prisonniers, des militants et de leurs soutiens en Iran et dans le monde entier se poursuit.
D'après les informations reçues, cette semaine, des détenus des prisons de Darreh Shahr (province d'Ilam) et de Meshgin Shahr (province d'Ardabil) ont rejoint le mouvement de protestation. Avec l'ajout de ces deux prisons, le nombre d'établissements participant à cette campagne, durant laquelle des groupes de prisonniers entament une grève de la faim chaque mardi, atteint désormais 66.
L'ampleur de cette campagne et le soutien qu'elle reçoit témoignent de la profonde opposition de la société aux exécutions, ainsi que de l'illégitimité du régime et de son système judiciaire ; un système qui, par le biais de lois inhumaines et moyenâgeuses, prononce des condamnations à mort dans ses tribunaux sans accorder aux accusés même le droit minimal à la défense.
Nous, membres de la campagne « Non aux exécutions, mardis », remercions sincèrement toutes les personnes qui nous ont soutenus, ainsi que nos concitoyens qui nous ont aidés à développer et à pérenniser ce mouvement et à amplifier la voix des condamnés à mort. Pour mettre fin à la machine à exécuter et éviter de nouvelles tragédies, il est crucial que le mouvement « Non aux exécutions » résonne plus fort et plus largement que jamais. Chaque quartier, chaque occasion doit être saisie pour dénoncer les crimes de ce régime moyenâgeux et agir concrètement pour y mettre un terme.
Pour sa 140e semaine, les membres de la campagne « Non aux exécutions le mardi » sont en grève de la faim dans 66 prisons à travers l'Iran.

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