mardi 6 juin 2017

Iran - la flambée du mouvement pour la justice et le mot d’ordre de « ni bourreau, ni charlatan » pendant les élections effraient Khamenei

 Le Guide suprême de la théocratie iranienne a manifesté sa colère à l’égard de la flambée du mouvement pour la justice dans les massacres de 1988 et la campagne de la Résistance iranienne qui a déraillé le simulacre des élections du régime avec notamment le mot d’ordre de « ni bourreau, ni charlatan ».

Manifestation des personnes escroquées devant le Majlis iranien - vidéo

 Les personnes qui ont été escroquées par la Caisse d’Épargne Caspienne, venues des divers Départements et villes du pays se sont rassemblées le mardi 6 juin devant le Majlis (Parlement) et ont scandé des mots d’ordre contre Valyullah Saif, le directeur général de la Banque centrale.
Les manifestants brandissaient des grandes banderoles indiquant qu’ils allaient porter plainte à la Cour de La Haye, en cas de non-remboursement de leurs fonds déposés dans cette Caisse d’Épargne. Ils reprenaient également des slogans comme « Allah-u-Akbar » (Dieu est grand), « On ne cèdera pas », « Imam Mahdi [12e saint des chiites] déracine le mal », « c’est le jour de deuil aujourd’hui, nos comptes sont foutus en l’air aujourd’hui », « Caspienne a volé, Saif a soutenu » et « à bas Saif ».

Les militants de l’OMPI en Iran se mobilisent pour le grand rassemblement de la Résistance à Paris - vidéo

 Les militants de l’opposition iranienne ont lancé une campagne audacieuse dans différentes villes iraniennes pour montrer au monde à quel point les Iraniens soutiennent le rassemblement annuel pour la liberté de la Résistance à Paris.
Les soutiens de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI) ont filmé et photographié leurs actions alors qu’ils brandissaient des photos de la dirigeante de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, et proclamaient leur soutien au rassemblement « Pour un Iran libre » le 1er juillet prochain à Villepinte (Paris-Nord).
Chaque année, des dizaines de milliers d’Iraniens et leurs soutiens internationaux se rassemblent pour montrer leur soutien à la démocratie, à la liberté et aux droits de l’Homme en Iran.
Parmi les images envoyées depuis la capitale iranienne de Téhéran et d’autres villes, dont Ispahan, Karaj et Kermanshah, on peut voir des slogans écrits sur les murs tels que : « Liberté avec Maryam Radjavi – juin 2017 », « Fin du port du voile obligatoire avec Maryam Radjavi – juin 2017 », et « Démocratie et liberté avec Maryam Radjavi – juin 2017. »

Iran : Les forces de sécurité exhibent un jeune homme, les cheveux recouverts d’un foulard

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 Les forces de sécurité ont fait défiler un jeune homme dans les rues de Marivan, dans le Kurdistan iranien, portant sur sa tête un foulard de femme.
Le châtiment répugnant a déclenché une vague d'indignation parmi le public qui a assisté non seulement à l’humiliation inhumaine d'un jeune homme, mais aussi l'humiliation de toutes les iraniennes qui sont obligées de porter le hijab et de se couvrir la tête et les cheveux.
Source : Les droits de l’homme en Iran

Iran : Un prisonnier politique est fouetté et attend une deuxième condamnation

 Le prisonnier politique, Hassan Rastegar Majd, a été fouetté 50 fois, jeudi 1er juin, dans la prison d'Oroumieh, dans le nord-ouest de l'Iran.
Cet homme de 51 ans a été faussement accusé de « perturbation à l'ordre carcéral » en 2016. Il a été jugé simultanément par deux tribunaux et a donc reçu une double peine pour la même accusation.
Il a été condamné à neuf mois de prison et à 70 coups de fouet par deux branches différentes du tribunal.
Le premier verdict a été émis par la 2ème branche du tribunal révolutionnaire d'Oroumieh présidée par le juge Ali Sheikhlou le 18 septembre 2016, et le deuxième verdict a été publié par la branche 107 du tribunal d'Oroumieh, le 22 mars 2017.

lundi 5 juin 2017

Iran news in brief, 5 June 2017


Les mollahs tentent d’effacer les traces du massacre de 1988 en Iran - vidéo

Devant la flambée du mouvement réclamant la justice pour le massacre des prisonniers politiques en 1988, la théocratie iranienne tente d’effacer les traces de ces carnages en détruisant notamment les fosses communes où sont inhumées les victimes dans diverses villes du pays.
À Machhad, une dizaine de personnes munis de tracteurs et de pelles méthaniques ont détruit les fosses communes renfermant les membres les dépouilles des Moudjahidine du peuple dans le cimetière Behecht-é-Reza. Ces personnes installées dans deux connexes travaillent jour et nuit pour terrasser les lieux et construire dessus un nouvel cimetière pour effacer toute trace des charniers des prisonniers politiques exécutés dans les années 80, surtout en 1988.