jeudi 23 février 2023

La jeunesse insurgée mène une quinzaine d’activités contre la répression à Téhéran et 12 autres villes

 Dans la poursuite de la campagne contre le mur de la répression, le 19 février, la jeunesse insurgée a mené 15 opérations courageuses. Elle a visé avec des cocktails molotov le réseau officiel de télédiffusion régionale de la province de Guilan dans la ville d’Astara. Elle a causé des dégâts à des bases et des panneaux de la milice du Bassidj ainsi qu’à des centres de répression, dans les villes de Machad, Izeh, Qom et Bouchehr. Elle a brûlé ou endommagé des bannières de propagande officielle et des portraits de Khomeiny et Qassem Soleimani à Téhéran, Tabriz, Amol, Kermanchah, Hamedan, Bouchehr, Yazdanchahr et Racht en lançant les slogans « à bas Khamenei, vive Radjavi », « ni monarchie, ni théocratie, oui à la démocratie et l’égalité » et « à l’oppresseur, qu’il soit chah ou mollah ».

Des comités parlementaires de solidarité avec la révolution démocratique iranienne

 À l’occasion de l’anniversaire de la révolution anti-monarchique iranienne de 1979, trois groupes parlementaires du Royaume-Uni, d’Italie et de France ont publié des déclarations séparées rendant hommage à la révolution démocratique en marche en Iran, qui rejette toute forme de dictature.

« Les manifestations nationales d’aujourd’hui contre le régime avec des slogans populaires d’A bas le dictateur et A bas l’oppresseur, que ce soit le Shah ou le Guide suprême, sont la continuation de cette résistance populaire pour mettre fin à la dictature religieuse et instaurer une république libre, démocratique et laïque », lit-on dans la déclaration du Comité britannique pour un Iran libre (BCFIF), le 20 février.

Plus d'Infos : https://fr.ncr-iran.org/publications/rapports-speciaux/des-comites-parlementaires-de-solidarite-avec-la-revolution-democratique-iranienne/

Une arme aveuglante (6) : Rashidi reçoit 16 balles dans la tête

– Farid Rashidi, un homme de 30 ans qui a perdu un œil lors de manifestations nationales il y a trois mois.

Comme l’a rapporté IranWire, des centaines d’Iraniens ont subi de graves blessures aux yeux après avoir été touchés par des plombs, des bombes lacrymogènes, des balles de paintball ou d’autres projectiles utilisés par les forces de sécurité qui font preuve d’une répression sanglante lors des manifestations essentiellement pacifiques. Les médecins affirment qu’à l’heure actuelle, au moins 580 manifestants ont perdu un œil ou les deux rien qu’à Téhéran et au Kurdistan. Mais les chiffres réels à travers le pays sont bien plus élevés.

La prisonnière politique Nejat Anvar Hamidi est détenue depuis 2019 sans un jour de congé

 La prisonnière politique Nejat Anvar Hamidi est incarcérée depuis mars 2019 pour purger sa peine de 15 ans dans la prison Sepidar d’Ahvaz. Elle n’a bénéficié d’aucun jour de congé, même pour un congé médical.

Mme Anvar Hamidi souffre d’un dysfonctionnement de la thyroïde, d’hypertension artérielle, de lipides sanguins et de maux de tête chroniques. Elle souffre également de cataractes et a subi des hémorragies oculaires en raison d’un manque d’attention médicale.

La prisonnière politique Yalda Emamdoust languit en prison

 La prisonnière politique Yalda Emamdoust, marathonienne et championne à Ispahan, est emprisonnée à la prison de Dowlat Abad depuis 4 ans et subit des tortures et des pressions atroces. Les agents du ministère des renseignements ont utilisé le mari de Mme Emamdoust, qui est membre des gardiens de la révolution (IRGC), comme levier de pression et de torture contre elle.

mercredi 22 février 2023

La Grande-Bretagne sanctionne 8 Iraniens et proteste contre les menaces visant les journalistes

– Le gouvernement britannique a convoqué lundi le plus haut diplomate iranien à Londres pour protester contre ce qu’il considère comme de graves menaces contre les journalistes vivant en Grande-Bretagne, alors que les ministres ont lancé un nouvel examen de sécurité sur les activités iraniennes.

Des milliers d’Iraniens à Munich rejettent les efforts visant à faire revivre la monarchie déchue

 Le 17 février, en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, des milliers d’Iraniens épris de liberté se sont réunis au Max Jozef Platz pour condamner la présence de Reza Pahlavi, le fils du Shah qui symbolise le retour de la monarchie despotique. Les Iraniens ont souligné dans leur protestation vendredi que la présence de Reza Pahlavi à la Conférence de Munich sur la sécurité était une insulte à la volonté du peuple à parvenir à un Iran démocratique et laïc. Les Iraniens ont démontré leur volonté en scandant le slogan populaire d’« A bas l’oppresseur, que ce soit le Shah ou les mollahs ».