mardi 3 mars 2026

La troisième voie en Iran : Soulèvement, souveraineté et rejet à la fois du Shah et des mollahs

 Pourquoi la libération de l’Iran repose sur l’autonomie, la résistance organisée et une rupture définitive avec les alternatives façonnées de l’extérieur.

Le système dirigeant en Iran n’est pas une structure politique susceptible de réforme. C’est un appareil coercitif qui communique avant tout par la répression. Sa logique de gouvernance n’est pas le dialogue, mais la dissuasion ; non la participation, mais la punition. Lorsque chaque espace d’expression civique est étouffé — lorsque les partis sont interdits, la dissidence criminalisée et les manifestations accueillies par des balles — la résistance cesse d’être une option tactique. Elle devient un impératif moral.

Violations des droits humains en Iran sous la tyrannie d’Ali Khamenei (1989–2026)

 Concentration absolue du pouvoir, répression systématique des manifestations, recours à la peine de mort et responsabilité hiérarchique au plus haut niveau

De juin 1989 à 2026, Ali Khamenei a occupé une fonction qui, en vertu de la Constitution de la République islamique d’Iran, lui confère l’autorité suprême sur les forces armées, le Corps des gardiens de la révolution islamique (les pasdarans), le Bassidj, le pouvoir judiciaire, la radiotélévision du régime et les principales institutions de supervision. Cette concentration sans précédent du pouvoir le place au sommet de la chaîne de commandement politique, sécuritaire et judiciaire du pays.

Changement de régime en Iran : l’ère post-Khamenei mettra-t-elle fin au cycle autoritaire ?

 Écarter un dirigeant ne signifie pas démanteler un système. L’Iran peut-il enfin construire une alternative démocratique indépendante ?

Si un vide politique émerge à Téhéran, la question centrale ne sera pas seulement de savoir qui prendra le contrôle. La question plus profonde sera de déterminer si, pour la première fois dans l’histoire moderne de l’Iran, une véritable alternative politique pourra être construite — ou si un nouvel acteur assumera à nouveau le pouvoir au sein de la même structure centralisée.

Deux prisonniers politiques lancent un appel de défi en soutien au CNRI depuis la prison de Khorramabad

Mehdi et Mohammad Khodakarami, prisonniers politiques iraniens et soutiens de l’OMPI

 Dans un défi courageux lancé au pouvoir judiciaire iranien, les prisonniers politiques Mehdi et Mohammad Khodakarami ont publié une déclaration commune depuis les prisons centrale et Parsilon de Khorramabad, appelant au démantèlement total du clergé au pouvoir. Ce message, diffusé au moment même où le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) annonçait la formation d’un gouvernement provisoire, décrit le climat politique actuel comme une « guerre du destin » et le « début d’une tempête » visant à rendre sa souveraineté au peuple iranien.

Ali Moezzi, prisonnier politique de longue date, salue une nouvelle ère de résistance depuis Ghezel Hesar

 Depuis la prison de Ghezel Hesar, Ali Moezzi, l’un des détenus politiques les plus emblématiques d’Iran, a lancé un message fort déclarant que l’Iran est entré dans une « nouvelle étape de son histoire ». Moezzi, ont l’expérience s’étend sur quatre décennies d’incarcération, décrit un changement fondamental au sein de la résistance iranienne, caractérisée par une nouvelle génération de jeunes à la volonté de fer qui ont rendu obsolète la machine d’exécution du régime.

La campagne iranienne « Mardi non aux exécutions » entre dans sa 110e semaine

 Le mardi 3 mars 2026, la campagne « Mardi sans exécutions » entrait dans sa 110e semaine. À cette occasion, les prisonniers participant à la campagne ont publié une déclaration faisant référence à l'assassinat d'Ali Khamenei, guide suprême du régime iranien, et décrivant la mort du dictateur iranien comme le début de la fin du système abject du Velayat-e Faqih (pouvoir clérical absolu) et la porte d'entrée vers la démocratie.

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme met en garde contre le risque d'exécution des manifestants iraniens

lundi 2 mars 2026

Des personnalités politiques internationales, des militants et des groupes de la diaspora saluent le gouvernement provisoire du CNRI

 Des personnalités politiques de premier plan se joignent à la présidente élue du CNRI, Maryam Radjavi, pour soutenir le soulèvement du peuple iranien en faveur d’une république démocratique, laïque et non nucléaire en Iran.

Alors que le régime clérical iranien est ébranlé par la dernière vague de révolte populaire et le décès du Guide suprême, Ali Khamenei, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a proclamé un gouvernement provisoire afin de transférer la souveraineté au peuple iranien. Cette initiative, annoncée le 28 février 2026, s’appuie sur le Plan en dix points de la présidente élue Maryam Radjavi, qui vise à instaurer une république laïque, démocratique et non nucléaire, en mettant l’accent sur l’égalité des sexes, la séparation de la religion et de l’État, des élections libres et la coexistence pacifique dans la région.