mardi 3 mars 2026

La campagne iranienne « Mardi non aux exécutions » entre dans sa 110e semaine

 Le mardi 3 mars 2026, la campagne « Mardi sans exécutions » entrait dans sa 110e semaine. À cette occasion, les prisonniers participant à la campagne ont publié une déclaration faisant référence à l'assassinat d'Ali Khamenei, guide suprême du régime iranien, et décrivant la mort du dictateur iranien comme le début de la fin du système abject du Velayat-e Faqih (pouvoir clérical absolu) et la porte d'entrée vers la démocratie.

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Dans leur déclaration, les prisonniers ont également souligné : la campagne « Non aux exécutions le mardi » a une fois de plus attiré l’attention de la communauté internationale et des organisations de défense des droits humains sur la situation des prisonniers, notamment des prisonniers politiques condamnés à mort, et a relancé les appels à leur libération. Le bilan honteux et criminel de ce régime doit être porté devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Texte intégral de la déclaration des prisonniers de la campagne « Non aux exécutions le mardi »

La campagne « Non aux exécutions le mardi » se poursuit pour sa 110e semaine dans 56 prisons différentes.

La campagne « Mardis sans exécutions » considère la mort du dictateur iranien Ali Khamenei, responsable du meurtre et de l'exécution de dizaines de milliers d'Iraniens, comme le début de la fin du système abominable du Velayat-e Faqih et la porte d'entrée vers la démocratie.

Dans les conditions de guerre difficiles que le régime autoritaire impose actuellement à notre pays, nous, prisonniers, nous considérons comme faisant partie intégrante du public et partageons sa douleur et ses souffrances.

Nous croyons que, malgré les hauts et les bas, l'Iran s'oriente résolument vers un avenir prometteur et ne retournera jamais au passé ni aux régimes dictatoriaux. La liberté de l'Iran sera conquise par le peuple lui-même, grâce à son unité et sa solidarité, et non par une force étrangère.

Le nombre d'exécutions ces 13 derniers jours a dépassé 65. Récemment, à Téhéran, Mohammadreza Majidi Asl, un autre détenu du soulèvement de janvier 2026, a été condamné à mort pour « moharebeh » (un chef d'accusation utilisé par le régime iranien). Deux prisonniers kurdes du soulèvement de 2022, Mohammad Faraji et Raouf Sheikh Maroufi, ont également été condamnés à mort.

La condamnation à mort d'un autre prisonnier politique, Peyman Farahavar, détenu à la prison de Lakan à Rasht, dans le nord de l'Iran, a été confirmée pour la deuxième fois par la Cour suprême du régime, mettant sa vie plus en danger que jamais. Parallèlement, de nombreux autres détenus subissent des pressions et des tortures et risquent des condamnations à mort inhumaines et de lourdes peines.

La campagne « Non aux exécutions le mardi » a une fois de plus attiré l’attention de la communauté internationale et des organisations de défense des droits humains sur la situation des prisonniers, notamment des prisonniers politiques condamnés à mort, et a lancé des appels à leur libération. Le bilan honteux et criminel de ce régime doit être porté devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Pour sa 110e semaine, les prisonniers participant à la campagne « Mardis sans exécutions » dans 56 prisons à travers le pays sont en grève de la faim.

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