jeudi 12 mars 2026

La perversion du régime iranien : Intensification des arrestations et des menaces sur le peuple pour empêcher une nouvelle vague de protestations

 La perversion du régime iranien n’a aucune limite. Face à la panique d’une nouvelle vague de protestations populaires, leurs réflexes vicieux de survie les ont incités à multiplier les arrestations, déployer des forces de sécurité dans plusieurs villes et menacer ouvertement les manifestants d’un recours aux armes à feu.

Une vague d’arrestations, de menaces contre les citoyens et le déploiement accru de forces de sécurité dans les grandes villes témoignent de ce que plusieurs observateurs décrivent comme une peur grandissante au sein du pouvoir face à la possibilité d’un nouveau soulèvement.

Le 10 mars, Ahmadreza Radan, commandant des forces de police du régime, a annoncé lors d’une interview à la télévision officielle que 82 citoyens avaient été arrêtés pour avoir transmis des informations à des médias étrangers ou maintenu des contacts avec eux.

Radan a confirmé le climat sécuritaire renforcé, déclarant que les forces de police étaient déployées dans les rues jour et nuit. Il a également adressé un avertissement direct aux éventuels manifestants, affirmant que les forces de sécurité étaient prêtes à intervenir avec fermeté en cas de protestations.

Menaces d’usage direct de la force

Lors de la même interview, Radan a utilisé un ton particulièrement dur pour dissuader la population de descendre dans la rue. Selon ses propos, les forces de sécurité sont pleinement préparées à affronter les manifestants, affirmant que les agents sont « le doigt sur la gâchette ».

Parallèlement, l’appareil du renseignement du régime — le Ministry of Intelligence of Iran — a annoncé l’arrestation de 30 personnes supplémentaires, accusées d’espionnage et de coopération avec des entités considérées comme hostiles.

Ces arrestations interviennent alors que les autorités intensifient leurs efforts pour réprimer la dissidence, à la fois dans l’espace public et sur internet.

Forces de sécurité en état d’alerte

Plus tôt, le 6 mars, Radan avait déjà affirmé que les forces de sécurité du régime étaient pleinement préparées à faire face à ce qu’il a qualifié de « complots » aux frontières du pays comme à l’intérieur des villes.

Il a déclaré que les gardes-frontières étaient équipés et prêts à répondre de manière décisive à toute menace perçue, assurant que l’appareil sécuritaire du pays restait en état d’alerte maximale.

Le chef de la police a également affirmé que les forces de sécurité, ainsi que les membres de la milice Basij, étaient activement présents dans les quartiers et sur les places publiques, décrivant leur mission comme la défense de l’ordre public et de la sécurité nationale.

Les autorités ont également renforcé la surveillance et le contrôle du cyberespace. Des responsables ont averti que les personnes accusées de diffuser sur les réseaux sociaux des informations jugées perturbatrices pour l’ordre public feraient face à des poursuites judiciaires sévères.

Le pouvoir judiciaire recourt à son arme préférée : les menaces les plus dures

Un discours tout aussi ferme a émergé du système judiciaire du régime.

Lors d’une interview télévisée le 6 mars, Morteza Simirai, commentateur lié au pouvoir judiciaire, a déclaré que le système judiciaire était prêt à affronter ce qu’il a qualifié de « groupes terroristes » en utilisant les mêmes méthodes sévères employées dans les décennies précédentes.

Ses propos faisaient référence à l’héritage de Asadollah Lajevardi, figure associée aux répressions sévères contre les opposants politiques durant les premières années du régime.

Le commentateur a affirmé que les responsables judiciaires actuels se considéraient comme les héritiers de cette approche et n’hésiteraient pas à appliquer des mesures similaires.

D’autres menaces sont venues de Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i, chef du pouvoir judiciaire, qui a averti que dans ce qu’il décrit comme des « conditions de guerre », toute déclaration ou activité perçue comme alignée sur les positions d’ennemis étrangers serait sévèrement punie.

Une atmosphère militarisée dans les villes

Ces derniers jours, de nombreux rapports ont fait état d’une présence sécuritaire particulièrement forte dans plusieurs villes du pays.

Des témoins et des utilisateurs des réseaux sociaux ont signalé l’installation de multiples points de contrôle et l’augmentation des patrouilles des forces de sécurité.

Certains observateurs décrivent l’atmosphère dans les grandes villes comme marquée par l’intimidation et la peur.

Le Coordination Council of Iranian Teachers’ Trade Associations a ainsi qualifié la situation à Tehran d’« environnement militarisé ».

Les signes d’une inquiétude croissante du régime

Selon plusieurs analystes, l’augmentation des arrestations, les menaces explicites d’utiliser des armes à feu contre toute personne qui oserait manifester et le déploiement visible de forces de sécurité témoignent d’une inquiétude profonde au sein des dirigeants du régime face à une possible montée de la contestation.

Ces dernières années, l’Iran a connu plusieurs vagues de manifestations nationales, alimentées par :

  • les difficultés économiques,

  • la répression politique,

  • le mécontentement croissant de la population.

Pour les observateurs, les mesures sécuritaires actuelles nous rappellent la perversion du régime et suggèrent que les autorités du régime craignent qu’un nouveau mouvement de protestation de grande ampleur n’éclate à nouveau dans le pays.

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