vendredi 20 mars 2026

Mai Sato : La crise des droits de l'homme en Iran ne se limite pas à la guerre

 Mai Sato, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Iran, a mis en garde, dans un nouveau message, contre la poursuite de la crise des droits de l'homme en Iran et a souligné que cette crise ne se limite pas aux développements et conflits récents.

À l'approche du Nouvel An iranien, cette responsable des Nations Unies a déclaré dans un message publié sur X (anciennement Twitter) que la situation des droits humains en Iran n'a pas commencé avec les récentes attaques américaines et israéliennes et ne prendra pas fin avec l'éventuelle résolution de ces conflits. Selon elle, les racines de cette crise remontent à de nombreuses années et persistent.

Dans son discours, Sato a évoqué la situation des citoyens touchés par les récents événements et a précisé qu'il s'agissait des mêmes personnes qui avaient joué un rôle central dans les manifestations nationales précédentes. Par cette remarque, elle a souligné la pression constante exercée sur la société civile et les citoyens ordinaires.

Le Rapporteur spécial des Nations Unies a également cité les exécutions, la répression des minorités, la détention de prisonniers politiques et les violences faites aux femmes comme exemples de violations des droits de l'homme en Iran, notant que ces problèmes existaient même avant la guerre et nécessitent toujours une attention urgente de la part de la communauté internationale.

Mai Sato a également appelé à la cessation des hostilités et à la recherche de solutions diplomatiques, exhortant les parties concernées à privilégier le dialogue. Dans un autre passage de son message, évoquant l'arrivée de Norouz (le Nouvel An persan), elle a souligné qu'il s'agissait d'un moment de solidarité et de retrouvailles familiales.

À cet égard, elle a appelé les responsables du régime iranien à mettre fin aux restrictions d'internet, à permettre la libre communication des citoyens et à libérer toutes les personnes détenues arbitrairement, en particulier celles liées aux manifestations nationales.

Dans le même temps, des informations circulant sur les réseaux sociaux indiquent que de nombreux citoyens, en raison des coupures et perturbations persistantes d'Internet, n'ont pas pu obtenir d'informations sur leurs familles à la veille de Norouz, une situation qui a encore accru les inquiétudes humanitaires et sociales.

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