dimanche 29 mars 2026

Droit de réponse à l’article d’Abnousse Shalmani, du magazine Le Point

 Sept mensonges flagrants contre la résistance iranienne pour la paix et la liberté ; Déconnexion flagrante avec la réalité ; quand on marchande son honneur pour des intérêts mesquins

Monsieur le directeur de la publication du Point,
Madame la directrice de rédaction du Point,

Veuillez publier la réponse suivante, conformément au principe d’impartialité journalistique et au droit légal de réponse, en réaction à l’article d’Abnousse Shalmani, iranienne qui défend la dictature du Shah et la SAVAK dans les pages du Point du 25 mars 2026. Afin qu’il n’y ait aucun prétexte de sa part, nous sommes disposés à faire paraître le texte intégral de cette réponse sous forme d’une publicité. (Afchine Alavi -Porte-parole pour la presse de l’OMPI)

Le site web du Point, dans un article daté du 25 mars 2026, intitulé « L’insupportable déconnexion de la diaspora iranienne », la journaliste Abnousse Shalmani profère des allégations ridicules contre les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) et le Conseil national de la Résistance iranienne, en s’appuyant sur la littérature de la SAVAK du Shah et du fascisme monarchique. Nous citerons sept cas. Il semble que l’autrice de cet article, vouée au culte du Shah et désireuse d’insérer une photo du fils du Shah au beau milieu de son texte, ait été pressée en besogne. Sinon, elle aurait remanié et adouci ses propos mensongers pour mieux les vendre aux lecteurs avertis !

1- Elle écrit : « En Europe, on entend dans les rues le slogan “Ni Shah, ni mollah”, mais en Iran, le slogan est “Ni mollah, ni moudjahid, ni gauchiste”.» Or, chacun sait que de tels slogans sont inexistants en Iran, et le slogan « Ni mollah, ni moudjahid, ni gauchiste », auquel on a ajouté « mollah » juste pour contrebalancer « moudjahid » et « gauchiste », a été inventé par l’épouse du fils du Shah. Les vidéos de ces slogans sur les sites web liés au fils du Shah et de son épouse sont des faux, générés par intelligence artificielle (voir le journal Haaretz, 3 octobre 2025, à ce sujet).

2- L’autrice est tellement précipité qu’elle a inclus dans son article une photo montrant plusieurs partisans du Shah brandissant son portrait, mais en légende, il est écrit : « Ici, à Amsterdam, le 7 mars, ils scandent “Ni Shah, ni mollah” dans la rue ! »

3- Affirmer que l’OMPI « combine les pires aspects de l’islamisme et du marxisme » renchérit l’étiquette « marxiste islamique », forgée par la SAVAK, la redoutable police politique du Shah, et perpétuée par la dictature religieuse. Parviz Sabeti, haut responsable d’actes de torture et d’exécutions au sein de la SAVAK dans les années 1970, actuellement sous enquête judiciaire aux États-Unis pour les mêmes crimes, a déclaré lors d’une interview sur la chaîne de télévision « Mano-to », vestige de la SAVAK du Shah, le 26 novembre 2023, concernant l’arrestation des membres de l’OMPI en 1971 : « Dès le début du rapport que j’ai préparé pour Sa Majesté, j’ai affirmé qu’il s’agissait d’un groupe islamique, désormais devenu marxiste, et que, de ce fait, l’étiquette marxiste-islamiste leur est restée collée.»

L’affirmation selon laquelle ce groupe combine les « pires » aspects de l’islam et du marxisme ne fait que révéler l’ignorance et le retard de l’autrice de l’histoire du mouvement, afin de passer sous silence les actes de torture et les crimes commis par la SAVAK du Shah contre les militants de cette résistance.

4- L’article affirme que les moudjahidine du peuple ont été expulsés de France en 1987 et sont revenus plus tard sous le nom usurpé de Conseil national de la Résistance. C’est un mensonge flagrant, car il n’y a jamais eu d’usurpation. Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a été fondé à Téhéran le 21 juillet 1981 et a une présentation en France depuis cette date. Des milliers d’interviews, d’articles, de bulletins et d’actualités publiés sous ce nom ont paru dans les médias français depuis lors.

5- Autre mensonge : l’affirmation selon laquelle les moudjahidine du peuple auraient participé avec enthousiasme à la révolution de Khomeiny. Lorsque l’OMPI a entamé la lutte contre le Shah en 1965, Khomeiny se trouvait en Irak et n’avait entrepris aucune action contre le régime. Il est intervenu de manière opportuniste douze ans plus tard, fin 1977, lors de l’arrivée au pouvoir de Jimmy Carter.

6- Les mensonges de l’autrice concernant les relations entre l’OMPI et l’Irak reprennent mot pour mot les mensonges et les absurdités du fascisme religieux au pouvoir en Iran à l’encontre de la Résistance iranienne, qui ont déjà été maintes fois réfutés en détail. Mais l’autrice, dans son hystérie contre les Moudjahidine du peuple et leur politique patriotique « ni Shah, ni Mollah », oublie délibérément que les Moudjahidine du peuple d’Iran ont combattu les forces irakiennes lorsqu’elles se trouvaient sur le sol iranien. Elle oublie également qu’après le départ du dernier soldat irakien du sol iranien, le gouvernement irakien de l’époque a signé un accord de paix avec le Conseil national de la Résistance iranienne à Paris, le 9 janvier 1983. Le gouvernement irakien a alors reconnu le plan de paix du CNRI comme base des négociations de paix.

7- La référence à un faux sondage d’opinion visant à sous-estimer le soutien populaire à la Résistance menée par l’OMPI en Iran se heurte à une contradiction flagrante : dans un contexte de dictature et d’oppression absolue, quand exprimer son soutien aux Moudjahidine du peuple est passible d’arrestation, de torture, voire d’exécution, qui et comment a-t-on pu mener un tel sondage en Iran ? Il semblerait que cette tâche ait été exclusivement du ressort du ministère du Renseignement des Mollahs.
Mais ces mensonges ridicules, mêlés à une hystérie débridée contre la plus grande et la plus longue résistance organisée de l’histoire iranienne, qui a coûté la vie à plus de 100 000 personnes, ne sauraient occulter le fait que les Moudjahidine du peuple n’auraient jamais pu survivre pendant 60 ans face à deux dictatures brutales sans un large soutien populaire.

Ce ne sont pas le CNRI et l’OMPI qui sont « déconnectés » de la réalité, mais plutôt ceux et celles qui, par pur intérêt personnel, se déconnectent de la « réalité » et bradent leur honneur.

Source : CNRI 

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