Les signataires soulignent les événements récents, notamment les manifestations de masse et le massacre de milliers de manifestants, comme autant de preuves de la crise de légitimité croissante du régime. Ils citent également la mort de Jina Mahsa Amini comme symbole de la brutalité systémique.
Les signataires ont souligné qu'au cours des dernières décennies, le peuple iranien a été privé de ses droits fondamentaux et n'a pu jouir de libertés telles que la liberté d'expression, de religion et le droit à la sécurité personnelle. Selon eux, les structures sécuritaires et militaires au pouvoir ont contrôlé l'espace social par divers moyens, notamment la répression et les arrestations.
Une autre partie de la déclaration fait référence aux quatre libertés fondamentales proposées par Franklin D. Roosevelt pendant la Seconde Guerre mondiale : la liberté d’expression, la liberté de religion, le droit de vivre à l’abri du besoin et le droit de vivre à l’abri de la peur. Les auteurs ont souligné que ces principes doivent également être garantis comme droits universels pour le peuple iranien.
Le groupe a également évoqué les manifestations qui ont eu lieu ces dernières années en Iran, affirmant qu'il existe une demande généralisée pour la fin du régime actuel, et a souligné que le peuple iranien aspire plus que jamais à maîtriser son propre destin. Il a insisté sur la nécessité d'élaborer une nouvelle constitution fondée sur la souveraineté populaire, l'égalité devant la loi et la séparation de l'Église et de l'État.
Dans ce contexte, le plan en dix points de Maryam Rajavi a été présenté comme une feuille de route pour l'avenir de l'Iran. Ce plan comprend des principes tels que l'établissement d'une république démocratique, la garantie des droits humains, l'égalité entre les femmes et les hommes, la séparation des pouvoirs, l'abolition des lois fondées sur la charia et la création d'un pays exempt d'armes de destruction massive.
La déclaration fait également référence au soutien politique dont bénéficie cette approche aux États-Unis et mentionne une proposition de la Chambre des représentants américaine visant à soutenir la demande du peuple iranien d'établir une république démocratique.
Il est également fait mention de l'annonce, le 28 février, de la formation d'un gouvernement intérimaire par le Conseil national de la résistance iranienne, précisant que son objectif est de transférer la souveraineté au peuple et de créer les conditions nécessaires à la tenue d'élections libres.
Les signataires ont également évoqué le rôle de l' Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI/MEK) , la décrivant comme un mouvement qui s'est opposé à différents gouvernements en Iran au cours des dernières décennies et qui a payé un lourd tribut. Selon eux, malgré des pertes importantes, l'organisation est restée fidèle à l'objectif d'instaurer un système fondé sur le suffrage populaire.
En conclusion, ces personnalités politiques, évoquant des événements historiques tels que le coup d'État de 1953 contre le Premier ministre Mohammad Mossadegh et les événements de 1979, ont souligné que le peuple iranien a été privé à maintes reprises de la démocratie. Elles estiment que, dans le contexte actuel, une nouvelle opportunité de changement se présente et que les pays occidentaux devraient soutenir le mouvement démocratique iranien.
La déclaration se conclut en soulignant le soutien indéfectible à la cause d'un Iran libre et démocratique.
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