vendredi 20 mars 2026

Le combat décisif de l’Iran : rejeter à la fois la théocratie et la monarchie dans la lutte pour la souveraineté populaire

 Pourquoi l’avenir de l’Iran dépend d’une république démocratique fondée sur la volonté du peuple — et non sur un pouvoir hérité ou imposé

Une lutte historique entre peuple et pouvoir

L’histoire moderne de l’Iran est marquée par une lutte persistante et inégale entre la souveraineté populaire et des structures de pouvoir enracinées. Depuis la Révolution constitutionnelle persane jusqu’à aujourd’hui, le peuple iranien a constamment revendiqué un droit fondamental : l’autodétermination.

Pourtant, ce droit a été à plusieurs reprises confisqué — soit par des hommes forts charismatiques, soit par des institutions traditionnelles revendiquant une légitimité au-dessus de la volonté populaire.

Deux modèles opposés… mais non démocratiques

Au cœur de l’impasse actuelle se trouve l’affrontement entre deux modèles fondamentalement antidémocratiques :

  • un modèle fondé sur l’absolutisme religieux, incarné par la doctrine du velayat-e faqih

  • un modèle fondé sur la monarchie héréditaire, représenté par l’héritage de la dynastie Pahlavi

Malgré leurs différences apparentes, ces deux systèmes partagent un fondement commun :
➡️ la négation de la souveraineté du peuple

L’alternative démocratique : la souveraineté du peuple

Une véritable alternative démocratique s’oppose directement à ces deux modèles.

La souveraineté du peuple iranien :

  • n’est pas un don divin

  • n’est pas un héritage dynastique

  • mais un droit exercé par le vote et fondé sur un contrat social moderne

Toute prétention à gouverner — qu’elle vienne :

  • d’un clerc invoquant une autorité divine

  • ou d’un monarque revendiquant un privilège héréditaire

➡️ constitue une appropriation illégitime d’un droit collectif national

Cela viole non seulement les normes démocratiques, mais aussi le principe même de la dignité humaine.

Une feuille de route pour le changement

Le programme politique porté par Maryam Rajavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, connu sous le nom de « plan en dix points », représente bien plus qu’une liste de revendications.

C’est une feuille de route structurelle pour reconstruire l’Iran.

Ce programme met notamment l’accent sur :

  • la séparation de la religion et de l’État

  • l’égalité entre les femmes et les hommes

  • la protection des minorités

Il s’attaque directement aux fractures historiques qui ont freiné le développement démocratique.

Un gouvernement de transition : plus qu’un outil politique

Dans cette vision, un gouvernement de transition fondé sur :

  • la paix

  • la liberté

apparaît comme un mécanisme essentiel.

Il ne s’agit pas seulement d’un outil administratif, mais d’un symbole :

➡️ de la fin de la répression idéologique
➡️ de la fin des conflits internes

La paix, ici, ne signifie pas simplement l’absence de guerre, mais :

  • la justice

  • la réconciliation nationale

  • l’égalité des citoyens

Le danger de l’opportunisme politique

Un des dangers majeurs pour tout mouvement de libération est l’infiltration d’opportunistes :

  • acteurs qui changent de discours

  • mais conservent une mentalité autoritaire

La tyrannie ne se limite pas aux instruments de répression.
Elle se manifeste aussi dans :

➡️ la confiscation de la volonté populaire

Ceux qui prétendent être les « gardiens du peuple » :

  • par leur héritage

  • leur idéologie

  • ou une prétendue légitimité historique

➡️ s’approprient en réalité une souveraineté qui appartient à la nation.

Une ligne rouge non négociable

Des décennies de lutte ont coûté très cher au peuple iranien.

De cette expérience émerge une ligne rouge claire :

➡️ l’indépendance et la liberté

Toute tentative de compromis sur ces principes représente un retour en arrière vers des systèmes politiques dépassés.

L’Iran de demain ne peut être :

  • ni un terrain de négociation géopolitique

  • ni une scène pour le retour de modèles autoritaires anciens

L’indépendance implique :

  • le rejet de toute ingérence étrangère

La liberté exige :

  • la primauté absolue de lois issues de la volonté populaire

Une même réalité : deux visages de l’autoritarisme

Qu’il prenne la forme :

  • d’un dogme religieux

  • ou d’un monarchisme ultra-nationaliste

l’autoritarisme repose sur une même logique :

➡️ placer le pouvoir au-dessus de l’individu
➡️ sacraliser les institutions dirigeantes

Résister à ces deux formes n’est pas une option :

➡️ c’est la seule voie vers une république démocratique

Un tournant historique

L’Iran se trouve aujourd’hui à un moment charnière.

La chute de la dictature religieuse ne doit pas conduire :

➡️ à un retour à la monarchie

Le message est clair :

➡️ la souveraineté populaire n’est pas négociable

Conclusion

Une république démocratique constitue la seule réponse cohérente aux aspirations du peuple iranien :

  • une paix fondée sur la justice

  • une liberté issue de la conscience collective

Ceux qui cherchent à s’approprier le pouvoir — au nom de la religion ou de la monarchie — doivent comprendre :

➡️ l’ère de la domination touche à sa fin

Le peuple iranien, forgé par des décennies de lutte, n’est plus disposé à échanger sa liberté contre :

  • des promesses

  • des illusions

  • ou un retour au passé

Ce n’est pas seulement un affrontement politique.
C’est une lutte décisive pour l’avenir même d’une nation.

➡️ Et son issue dépendra, en dernier ressort, de la volonté souveraine du peuple.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire