L’incident s’est produit lors du dernier jeudi de l’année iranienne, une journée traditionnellement consacrée au recueillement dans les cimetières. Selon plusieurs témoignages, Mme Gerami, mère endeuillée en quête de justice, a été rouée de coups sur la sépulture de son fils. Elle a subi de graves blessures, a perdu connaissance et a été transférée vers un centre hospitalier. Les rapports médicaux font état d’un traumatisme physique important, incluant une fracture de l’omoplate, et confirment qu’elle demeure hospitalisée.
Parallèlement, environ 40 personnes présentes à la cérémonie ont été arrêtées par des forces affiliées à la milice du Bassidj et au corps des Gardiens de la révolution. Les autorités auraient fait usage de la violence lors des interpellations. Au moment où nous écrivons ces lignes, aucune information n’a été communiquée sur le lieu de détention ou l’état de santé des personnes arrêtées, ce qui soulève de vives inquiétudes quant à d’éventuelles violations de leurs droits fondamentaux.
Arrestation de Soheila Hosseini et de son époux à Machhad
Dans une affaire distincte, Soheila Hosseini et son mari, Ahmad Rahimi, ancien professeur à l’Université Ferdowsi de Machhad, ont été arrêtés le 18 mars 2026 à la suite d’un raid des forces de sécurité à leur domicile de Machhad. Ils ont été emmenés vers une destination inconnue.
Les autorités judiciaires n’ont fourni aucune explication concernant ces arrestations, et aucune charge officielle n’a été annoncée.
Le docteur Ahmad Rahimi avait précédemment démissionné de ses fonctions universitaires lors des manifestations nationales de 2022, pour protester contre la répression sanglante du gouvernement visant les manifestants.


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