Environ 80 femmes arrêtées lors du soulèvement de janvier sont actuellement détenues à la prison de Qarchak, selon des sources informées. L’établissement ferait face à une grave surpopulation ainsi qu’à une pénurie de ressources de base.
Ces 80 détenues sont regroupées dans une section composée de cinq cellules au sein d’un seul quartier. Cet espace est jugé insuffisant pour le nombre actuel de prisonnières, ce qui entraîne une promiscuité extrême. Nombre de ces femmes auraient été arrêtées lors des manifestations de janvier ou alors qu’elles participaient à des rassemblements à la mémoire des victimes des manifestations au cimetière de Behesht-e Zahra.
Conditions de vie précaires et généralisation du « couchage à même le sol »
Les conditions de vie des détenues à la prison de Qarchak sont décrites comme extrêmement difficiles. En raison du manque de lits et de l’exiguïté des lieux, des dizaines de prisonnières seraient contraintes de dormir à même le sol.
Cette pratique, communément appelée « couchage à même le sol » en Iran, constitue un problème bien documenté au sein du système pénitentiaire du pays, où la surpopulation oblige les détenus à se reposer par terre faute de lits. À la prison de Qarchak, cette situation est devenue un défi majeur pour les femmes incarcérées.
Le manque d’espace pour dormir, l’accès restreint aux produits d’hygiène et l’absence d’installations de bien-être fondamentales engendrent des épreuves considérables dans le quotidien des prisonnières.
Pénurie de produits d’hygiène et de matériel sanitaire
Selon des informations circulant sur la situation carcérale, un manque important de produits d’hygiène et de matériel sanitaire est également à déplorer parmi les femmes détenues à Qarchak. Les prisonnières n’auraient pas un accès suffisant aux produits de nettoyage et de désinfection de base.
L’absence d’un assainissement adéquat dans un environnement aussi densément peuplé accroît les risques d’épidémies et représente une menace sérieuse pour la santé des détenues.
L’interruption des visites familiales suscite l’inquiétude
Une autre préoccupation majeure concerne la suspension des visites familiales. Les visites en personne à la prison de Qarchak auraient été annulées, privant de nombreuses détenues de tout contact avec leurs proches.
En conséquence, de nombreuses familles ne disposent que de très peu d’informations fiables sur l’état de santé de leurs parents. Ces restrictions ont accentué l’angoisse des familles, d’autant plus que certaines femmes n’ont pas pu voir leurs proches depuis une période prolongée et que leurs contacts avec le monde extérieur sont devenus extrêmement limités.
Incertitude juridique pour les détenues du soulèvement de janvier
Outre les conditions de vie et sanitaires déplorables, plusieurs femmes arrêtées lors du soulèvement de janvier sont confrontées à une totale incertitude juridique.
Certaines détenues auraient été informées que leurs dossiers judiciaires ont été égarés, et que l’examen de leur cas pourrait être reporté au moins jusqu’en mai 2026.
Cet état de flou juridique, combiné à la dureté du régime carcéral à Qarchak, exerce une pression psychologique considérable sur les détenues et renforce les inquiétudes quant à leur sort.
.jpg)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire