Saba Ahmadi : aucune information depuis son arrestation
Saba Ahmadi a été interpellée par les forces de sécurité le 14 février 2026. Depuis sa mise en détention, aucune information n’a filtré concernant son état de santé ou son lieu d’incarcération. Ce silence prolongé accentue les inquiétudes quant à son sort.
Gérante d’une boutique de prêt-à-porter, Saba Ahmadi a été arrêtée à l’aube lors d’un raid sécuritaire. Plus d’un mois après les faits, aucune mise à jour officielle n’a été communiquée et elle n’a pas été autorisée à contacter sa famille. Son cas est largement considéré comme un exemple de détention arbitraire et de disparition forcée au regard du droit international.
Parastoo Chamanara : une détention arbitraire dans un flou juridique total
Deux semaines après l’arrestation de Parastoo Chamanara et de son frère, Sasan Chamanara, tous deux demeurent incarcérés au centre de détention central d’Ilam, sans qu’aucun chef d’inculpation formel n’ait été retenu contre eux.
La fratrie a été arrêtée par les forces de sécurité le 16 mars 2026. Depuis lors, ils sont privés d’accès à un avocat et de visites familiales. Les autorités ont prolongé leur ordre de détention provisoire d’un mois supplémentaire.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune information officielle n’a été diffusée concernant les motifs de leur interpellation ou les éventuelles charges pesant contre eux.
Batoul Gerami : arrêtée après une violente agression et transférée depuis l’hôpital
Batoul Gerami, une « mère en quête de justice » originaire de Gonabad, a été arrêtée et transférée à la prison centrale de la ville alors qu’elle était hospitalisée pour de graves blessures. Ces dernières font suite à une agression perpétrée par des membres du Basidj et du Corps des Gardiens de la révolution.
L’incident s’est produit lors d’une descente menée contre un rassemblement organisé le dernier jeudi de l’année iranienne sur la tombe de son fils. Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux, Batoul Gerami souffrirait d’une fracture de l’épaule et aurait perdu connaissance lors de l’assaut. Elle a été conduite directement de son lit d’hôpital vers son lieu de détention, avant même d’avoir pu terminer ses soins.
Son état physique est jugé critique, et l’accès à une prise en charge médicale complète lui est refusé.
Le fils de Mme Gerami, Sajjad Samadi, âgé de 22 ans, avait été blessé par balle par les forces de sécurité le 8 janvier 2026 lors de manifestations à Gonabad. Par crainte d’être arrêté, il n’avait pas sollicité de soins hospitaliers et avait succombé à une importante hémorragie.

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