Crise médicale à la prison d’Evin : Shiva Esmaeli et Elaheh Fouladi dans un état critique
De nouvelles informations en provenance de la prison d’Evin font état d’une aggravation de la crise des services médicaux au sein du quartier des femmes. Cette situation accentue les inquiétudes concernant la santé et la sécurité des prisonnières politiques, notamment Shiva Esmaeli et Elaheh Fouladi.
Les détenues politiques de la prison d’Evin font face à des restrictions sévères pour accéder aux médecins, aux médicaments et aux traitements spécialisés. De nombreuses prisonnières souffrant de pathologies graves sont systématiquement privées de soins essentiels, les traitements nécessaires étant reportés de manière répétée et indéfinie.
Shiva Esmaeli, prisonnière politique, endurerait des douleurs aiguës causées par une sténose du canal rachidien et des complications au niveau des vertèbres lombaires. Malgré l’urgence d’examens spécialisés et d’un transfert vers des structures médicales extérieures, son traitement est reporté depuis des mois, la laissant sans assistance médicale adéquate.
De même, Elaheh Fouladi, également détenue politique, souffre de graves problèmes au genou et au bas du dos. D’après des informations de presse, son état nécessite une intervention chirurgicale en raison de la présence d’une tumeur. Bien qu’un rendez-vous médical ait été préalablement fixé à l’hôpital de Tajrish, son transfert a été suspendu, bloquant de fait son accès à des services de santé vitaux.
Détérioration des conditions de vie sur fond de tensions accrues
Les conditions générales à l’intérieur de la prison d’Evin se sont considérablement dégradées, particulièrement à la suite des récents développements et de l’exacerbation des tensions, exposant davantage la santé des détenues. L’insalubrité, la piètre qualité de la nourriture et l’inefficacité de l’infirmerie de la prison ont non seulement entravé le rétablissement des malades, mais ont également favorisé la propagation de pathologies au sein de la population carcérale.
Des enquêtes complémentaires signalent l’absence de normes de vie minimales dans certains quartiers, notamment une pénurie de lits qui contraint certaines prisonnières à dormir à même le sol. La précarité de l’hygiène et de la nutrition aggrave encore la détresse physique et psychologique des détenues.
Selon d’autres informations, les dépenses de base liées à l’alimentation, à l’hygiène et aux soins médicaux sont, dans bien des cas, imposées aux prisonnières elles-mêmes. Ce fardeau supplémentaire accentue tant la précarité économique que la vulnérabilité médicale des détenues politiques.
L’ensemble de ces facteurs a porté la situation des prisonniers politiques d’Evin à un seuil critique, renforçant l’inquiétude internationale quant aux conséquences humanitaires de cette négligence médicale persistante.

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