lundi 16 mars 2026

Le Conseil national de la résistance iranienne tire la sonnette d'alarme concernant la situation critique des prisons

 Dans un communiqué, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), une coalition d'opposition iranienne, a mis en garde contre les conditions de détention des prisonniers en Iran en situation de guerre et a annoncé que la vie de milliers de prisonniers, notamment des prisonniers politiques, est gravement menacée en raison du manque d'abris dans les prisons, de la grave pénurie d'infrastructures de base et de l'intensification de la répression par les forces de sécurité.

Le communiqué indique que, face à l'intensification des frappes aériennes et des bombardements à travers le pays, des millions de citoyens ont fui leurs foyers pour se protéger des attaques. Or, les détenus n'ont aucune possibilité de se mettre à l'abri ou de quitter leur lieu de détention. Selon le conseil, les prisonniers sont non seulement exposés aux dangers des attaques militaires, mais ils sont également confrontés à une grave pénurie d'énergie, d'eau et d'installations sanitaires.

D'après des informations que le conseil affirme avoir reçues de l'intérieur des prisons, la situation dans certains établissements est extrêmement critique. Un rapport de la prison de Fashafouyeh à Téhéran indique qu'après des frappes sur les environs de la prison, plusieurs détenus ont tenté de quitter l'enceinte pour sauver leur vie, mais les forces connues sous le nom de « NOPO » (unité spéciale de police du régime iranien) les en ont empêchés en tirant des balles en caoutchouc, en utilisant des gaz lacrymogènes et même des munitions réelles.

La situation désastreuse des prisons iraniennes

D'après ces détenus, leurs conditions de vie en prison se sont considérablement dégradées après cet incident. Les rations alimentaires ont été réduites, l'accès à l'eau et aux sanitaires est limité, et les coupures répétées d'électricité et de gaz ont engendré de nombreux problèmes. Il a également été signalé que l'accès à la cantine et à de nombreux produits de première nécessité, tels que la nourriture, les produits d'hygiène et les médicaments, est devenu quasi impossible, et qu'il est désormais impossible de téléphoner à l'extérieur.

Une autre partie du communiqué évoque la situation à la prison d'Ahar. Selon ce rapport, après le bombardement de la prison de Sarab au début de la guerre, tous les détenus et le personnel de cette prison ont été transférés à Ahar. Ce transfert a entraîné une forte augmentation de la population carcérale à Ahar et a rendu les conditions de détention critiques. D'après des sources locales, la surpopulation est telle que de nombreux détenus n'ont même pas assez de place pour dormir et sont contraints de se reposer à même le sol. Les pénuries de nourriture et d'installations sanitaires posent également de graves problèmes aux détenus.

La situation à la prison de Gonbad-e Kavus est également qualifiée de critique dans les rapports reçus. Les détenus de cet établissement seraient confrontés à de graves pénuries alimentaires et certains souffriraient de la faim. De plus, l'absence de magasin d'approvisionnement et le départ de certains membres du personnel administratif ont fortement perturbé la prise en charge des problèmes des détenus. Selon ces mêmes rapports, l'augmentation du nombre de prisonniers suite aux récentes manifestations a également entraîné une surpopulation importante dans les quartiers de la prison.

Dans ce contexte, Maryam Rajavi, présidente élue de la Résistance iranienne (titre utilisé par le CNRI), a appelé, dès les premiers jours de la guerre, la communauté internationale à agir pour la libération immédiate des prisonniers, notamment politiques. Elle a souligné que la détention de prisonniers sous les bombardements constituait un double crime et que la communauté internationale devait intervenir pour éviter que leur vie ne soit mise en danger.

À la fin de sa déclaration, le Conseil national de la résistance iranienne a appelé les institutions internationales et les défenseurs des droits de l'homme à se pencher immédiatement sur la situation des prisonniers en Iran et a mis en garde contre les conséquences humanitaires du maintien de ces conditions.

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