jeudi 12 mars 2026

Ingrid Betancourt : Le gouvernement provisoire du CNRI est la seule voie responsable vers un Iran démocratique

 Dans un discours vibrant prononcé lors d’une conférence en ligne organisée par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) le 5 mars 2026, l’ancienne sénatrice colombienne et candidate à la présidence, Ingrid Betancourt, a déclaré que l’Iran avait atteint un « tournant historique ». Citant le profond vide politique créé par les récents bouleversements géopolitiques et le décès d’Ali Khamenei, Mme Betancourt a estimé que le régime iranien était confronté à une crise de légitimité sans précédent. Elle a souligné que la seule voie viable à suivre résidait dans la direction organisée du CNRI et la mise en œuvre du Plan en dix points de Maryam Radjavi.

Mme Betancourt a salué la proposition du CNRI de créer un gouvernement provisoire, et de voir une alternative structurée et démocratique à la théocratie actuelle, conçue pour prévenir le chaos en cas d’effondrement du régime. Elle a notamment souligné le rôle des femmes au sein du mouvement et le courage des Unités de Résistance sur le terrain, affirmant que la revendication d’une république démocratique est une réalité « structurelle et opérationnelle » en Iran.

De plus, elle a fermement rejeté le régime clérical actuel ainsi que le retour à la monarchie, déclaré que le peuple iranien aspire à un avenir fondé sur la souveraineté populaire plutôt qu’à un « passé honteux ». Betancourt a conclu son discours en appelant la communauté internationale à reconnaître le gouvernement de transition du CNRI comme le représentant légitime des aspirations du peuple iranien.

Voici le texte du discours d’Ingrid Betancourt :

Ma chère Maryam Radjavi, chers dirigeants de la résistance, héros et héroïnes des Unités de la Résistance, chers amis, nous voici réunis aujourd’hui à un moment crucial pour l’avenir de l’Iran. La récente frappe américaine, ordonnée par le président Trump, conjuguée à la mort d’Ali Khamenei, a créé un profond vide politique au cœur du système iranien.

Nous assistons non seulement à une période d’instabilité, mais à un tournant historique qui pourrait déterminer si l’Iran sombre dans le chaos ou s’oriente vers la démocratie. À ce moment critique, il est essentiel de soutenir une transition politique responsable et structurée. Dans ce contexte, l’initiative du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) visant à établir un gouvernement provisoire mérite une attention internationale sérieuse.

L’effondrement d’un régime peut facilement engendrer le désordre s’il n’est pas encadré par une alternative organisée. La proposition du CNRI offre précisément cela : une autorité de transition capable de gérer cette période décisive tout en garantissant un transfert pacifique de la souveraineté au peuple iranien. Selon son programme, après la chute du régime, des élections libres et équitables seraient organisées dans les six mois, et le pouvoir serait transféré aux représentants légitimes choisis par le peuple.

Au cœur de cette alternative démocratique se trouve le Plan en dix points présenté par Maryam Radjavi, notre chère présidente élue de la résistance. Ce plan esquisse une vision claire d’une république démocratique en Iran, fondée sur le suffrage universel, des élections libres et la séparation de la religion et de l’État. C’est une révolution. Il garantit la liberté d’expression, le pluralisme politique et l’abolition de la peine de mort. Il s’engage en faveur de l’égalité des sexes, de la protection des droits des minorités et de la création d’un pouvoir judiciaire indépendant, fondé sur l’État de droit.

Ce plan envisage également un Iran non nucléaire vivant en paix avec ses voisins et collaborant de manière constructive avec la communauté internationale. Il soutient une économie de marché, la protection de l’environnement et l’égalité des chances pour tous les citoyens, sans distinction d’origine ethnique, de religion ou de sexe. Il propose une décentralisation respectueuse de la culture et des droits administratifs des communautés iraniennes, extrêmement diverses.

Pris dans leur ensemble, ces principes constituent un plan cohérent pour reconstruire l’Iran en un État démocratique moderne. Le leadership de Maryam Radjavi a été essentiel pour maintenir et unifier la Résistance iranienne pendant des décennies de répression. Une vision stratégique claire, alliée à une grande résilience et à un engagement indéfectible envers les valeurs démocratiques. Elle a toujours plaidé pour un Iran laïque et pluraliste, tout en mobilisant l’opinion et le soutien internationaux pour la lutte du peuple iranien.

C’est pourquoi nous sommes tous réunis ici. L’un des aspects les plus marquants de son leadership réside, à mon sens, dans le rôle qu’elle a défendu avec conviction pour les femmes au sein du mouvement de résistance, et ce, malgré la conscience d’affronter un régime profondément misogyne. Sous son impulsion, les femmes

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