jeudi 5 mars 2026

Prison de Qarchak : Pénurie d'eau et incertitude en temps de guerre pour les femmes détenues

 Les informations reçues indiquent que la prison de Qarchak à Varamin , qui détient des prisonnières, se trouve dans une situation critique en raison des conditions de guerre actuelles.

Plusieurs membres du personnel de différents services de la prison, notamment le personnel médical, infirmier, administratif et même les gardiens, auraient démissionné. De ce fait, de nombreuses questions relatives à la gestion et au bien-être des détenus sont désormais dans l'incertitude.

L'absence de personnel a gravement perturbé le traitement des demandes des détenus, la distribution des produits de première nécessité et la prestation des services médicaux. Les prisonniers se plaignent du manque de réactivité de l'administration pénitentiaire et rencontrent de nombreuses difficultés pour satisfaire leurs besoins fondamentaux.

Dans le même temps, des experts juridiques avertissent que, pour prévenir d’éventuels dangers, la mise en œuvre de la résolution n° 211 du Conseil supérieur de la magistrature est essentielle dans le contexte actuel de guerre.

Pénurie d'eau potable et fermeture du magasin de la prison

L'un des problèmes les plus graves de la prison de Qarchak est la pénurie d'eau potable. Même avant la situation de guerre actuelle, l'accès à l'eau potable y était déjà difficile.

Avec l'escalade du conflit, la crise s'est intensifiée et les prisonniers sont désormais confrontés à d'importantes restrictions d'accès à l'eau potable.

Parallèlement, le magasin de la prison a également cessé ses activités. Cette fermeture a considérablement compliqué l'accès des détenus aux produits de première nécessité et a encore dégradé leurs conditions de vie. De ce fait, nombre d'entre eux peinent à se procurer les produits de première nécessité.

Mauvaises conditions sanitaires et d'hygiène

La prison de Qarchak, installée dans un bâtiment qui servait auparavant d'élevage de volailles, souffre depuis longtemps de carences structurelles et infrastructurelles.

Les rapports font état de problèmes chroniques au sein de l'établissement : eau potable contaminée, nourriture de mauvaise qualité, pénurie de matériel médical et ventilation inadéquate.

La surpopulation extrême dans les quartiers carcéraux est une autre source de préoccupation majeure. Faute de place suffisante, de nombreux détenus sont contraints de dormir à même le sol.

D'après plusieurs sources, l'infirmerie de la prison manque également d'équipements médicaux essentiels. L'absence d'appareils de base tels que des tensiomètres, du matériel d'oxygénothérapie et des installations pour les examens médicaux spécialisés est considérée comme un problème grave.

Nécessité urgente de mettre en œuvre la résolution 211 en temps de guerre

Dans les circonstances actuelles, les experts juridiques soulignent la nécessité de mettre en œuvre la résolution n° 211 du Conseil supérieur de la magistrature, adoptée en 1986 pour gérer les situations d'urgence découlant de conditions de guerre.

En vertu de cette résolution, le pouvoir judiciaire est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la vie des détenus. Ces mesures peuvent inclure la conversion des ordonnances de détention, l'octroi d'une libération conditionnelle, l'acceptation d'une caution ou d'un dépôt de garantie, et le transfert des détenus vers des lieux plus sûrs.

Selon ce règlement, si les conditions ordinaires ne suffisent pas à assurer la sécurité des détenus, les procureurs peuvent libérer temporairement les prisonniers non dangereux jusqu'à ce que la situation d'urgence soit résolue.

Des experts juridiques soulignent que, compte tenu du contexte de guerre actuel et des risques potentiels, la mise en œuvre de cette résolution est essentielle pour réduire les dangers et protéger la vie des prisonniers.

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