dimanche 8 mars 2026

35 centres des Gardiens de la révolution iraniens visés dans l'ouest de l'Iran ; Téhéran cible l'Irak avec des drones

 Le septième jour de la campagne militaire conjointe américano-israélienne contre le régime iranien, une vague de frappes aériennes massives a visé 35 centres appartenant au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et aux forces de sécurité du régime dans l'ouest de l'Iran. Parallèlement, le régime iranien a mené des attaques de drones contre des cibles en Irak, notamment dans la région du Kurdistan.

Lors des récentes attaques, 35 bases affiliées aux Gardiens de la révolution iraniens dans l'ouest de l'Iran ont été visées, faisant de nombreuses victimes humaines.

Septième jour de guerre : la puissance de feu du régime iranien diminue face à l'extension du conflit

Selon ces sources, parmi les cibles figuraient le quartier général des CGRI et le centre de commandement des Basij à Ilam, les installations des Basij dans les villes de Sarab-Bagh (dans le comté d'Abdanan), Badreh, Dareh-Shahr, Dehloran, Delgosha (dans le comté de Malekshahi), Lumar et plusieurs villages environnants, ainsi que le quartier général du bataillon Imam Hossein dans la ville d'Ilam.

Ces attaques ont été accompagnées de représailles de la part du régime iranien, et des régions d'Irak — notamment l'aéroport de Bassorah et des cibles dans la région du Kurdistan — ont été frappées par des attaques de drones.

L’Agence France-Presse (AFP) a rapporté vendredi 6 mars, citant un responsable de la sécurité, qu’un drone lancé par l’Iran avait frappé le terminal de fret de l’aéroport de Bassorah, dans le sud de l’Irak. Ce même responsable a ajouté que deux autres drones avaient ciblé les installations d’une entreprise américaine dans le complexe pétrolier de Burjesia, tandis qu’un quatrième avait visé le champ pétrolier de Rumaila, exploité par le géant pétrolier BP.

L'Irak, qui a longtemps servi de champ de bataille par procuration entre les États-Unis et l'Iran, a déclaré ne pas vouloir être entraîné dans la guerre qui ravage le Moyen-Orient. Cependant, malgré ces déclarations, il n'a pas été épargné par les conséquences du conflit en cours.

CNN a rapporté tôt samedi 7 mars que, depuis qu'il a été révélé que les États-Unis armaient les forces kurdes iraniennes en vue d'une possible offensive terrestre, les camps des groupes kurdes opposés au régime iranien étaient devenus des cibles constantes des drones et des missiles balistiques du régime.

Selon l'Agence France-Presse, des explosions ont été entendues vendredi près de l'aéroport d'Erbil, capitale de la région du Kurdistan.

Le ministère des Ressources naturelles du gouvernement régional du Kurdistan a également annoncé vendredi que la production de pétrole sur un gisement exploité par une société américaine avait été interrompue suite à une attaque survenue la veille dans la province de Duhok.

Le ministère a déclaré que l'attaque avait été menée depuis des zones sous le contrôle du gouvernement central irakien et a appelé Bagdad à empêcher de telles attaques contre les civils, les infrastructures économiques et le secteur pétrolier et gazier dans la région nord.

Le régime iranien a menacé vendredi que si les milices kurdes iraniennes étaient autorisées à entrer en Iran, il ciblerait toutes les installations de la région.

Plusieurs sources de l'opposition ont indiqué jeudi à l'Agence France-Presse qu'aucune force n'était entrée en Iran jusqu'à présent.

Les milices et partis kurdes se trouvent actuellement dans une position que l'on peut décrire comme une sorte de déploiement préventif le long des lignes de front, bien qu'aucune offensive terrestre n'ait encore commencé.

Néanmoins, les violentes attaques américaines et israéliennes dans l'ouest de l'Iran pourraient indiquer que des mesures sont en cours pour préparer le terrain en vue d'une éventuelle opération terrestre.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire