dimanche 8 mars 2026

Rapport annuel 2026 : soulèvement et rôle des femmes en Iran

 Rapport annuel 2026 : des protestations au soulèvement et le rôle des femmes iraniennes

À la veille de la Journée internationale des femmes 2026, la Commission des femmes du CNRI présente son rapport annuel 2026, offrant une synthèse des événements de l’année 2025 relatifs aux droits des femmes en Iran.

Le rapport annuel 2026 de la Commission des femmes du CNRI « a été préparé dans une période de transformation profonde, alors que notre pays, l’Iran, se tient au seuil d’un tournant historique », a souligné Sarvnaz Chitsaz, présidente de la Commission des femmes du CNRI, dans l’avant-propos du document.

Des protestations au soulèvement : la résistance nationale en Iran

Dans la première section du rapport annuel 2026, nous analysons l’année 2025 comme une période de colère accumulée et de résistance consciente. Nous examinons le rôle des unités de résistance de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI) ainsi que la place centrale des femmes dans l’organisation des protestations. Enfin, nous revenons sur l’évolution de ces mouvements jusqu’à l’explosion du soulèvement de janvier 2026, lequel a été réprimé par le massacre organisé de dizaines de milliers de manifestants, hommes, femmes et enfants.

Rapport annuel 2026 : soulèvement et rôle des femmes en Iran

Rapport annuel 2026 : soulèvement et rôle des femmes en Iran

Violence d’État contre les prisonnières politiques en Iran

Dans la deuxième section du rapport annuel 2026, nous passons en revue les conditions de détention en Iran, et plus particulièrement le déni de soins médicaux aux prisonnières, ayant entraîné de nombreux décès au cours de l’année écoulée.

Des rues aux foyers : récits de survie et de résilience

Dans la troisième section du rapport annuel 2026, nous approfondissons l’étude des conditions de vie des diverses strates de la population féminine, leur subsistance précaire ainsi que leurs parcours de survie et de résilience.

Les femmes, victimes de la violence d’État et de l’injustice

La quatrième section traite des victimes de la violence d’État institutionnalisée contre les femmes. Elle aborde l’augmentation de 91 % des exécutions de femmes en 2025 par rapport à 2024, ainsi que l’explosion des violences domestiques et le nombre croissant de féminicides en Iran.

Rapport annuel 2026 : soulèvement et rôle des femmes en Iran

L’ampleur de l’écart entre les sexes et le coût humain du déclin économique

Les cinquième et sixième sections examinent l’écart vertigineux entre les sexes en Iran et les préjudices sociaux qui en découlent, pesant lourdement sur les femmes.

Rapport annuel 2026 : soulèvement et rôle des femmes en Iran

Voici l’avant-propos de Mme Sarvnaz Chitsaz, présidente de la Commission des femmes du CNRI :

Ce rapport annuel de la Commission des femmes du CNRI a été élaboré dans une période de transformation profonde, alors que notre pays, l’Iran, se trouve au seuil d’un tournant historique.

Dans le conflit qui a éclaté le 28 février autour des programmes nucléaires et balistiques du régime clérical, le criminel le plus brutal du siècle, responsable de trois décennies de meurtres et de répression contre le peuple iranien, a trouvé la mort.

Sa dernière atrocité fut le massacre lors du grand soulèvement populaire de janvier 2026, au cours duquel des dizaines de milliers de personnes ont été tuées pour étouffer les protestations. Des dizaines de milliers d’autres ont été blessées, et plus de 50 000 personnes ont été arrêtées puis jetées en prison. Parmi les victimes, les noms de plus de 250 femmes et de centaines de jeunes de moins de dix-huit ans ont été documentés à ce jour.

Ce crime, dont les détails ne sont parvenus que partiellement à l’extérieur du pays, a contribué à l’inscription du Corps des Gardiens de la révolution islamique, l’instrument principal du régime pour la répression, les exécutions et les assassinats, sur la liste des organisations terroristes par l’Union européenne.

Le décès d’Ali Khamenei marque la fin du despotisme religieux et le terme du régime de la tutelle absolue du clergé. Le temps est venu pour la liberté et la souveraineté du peuple iranien.

Après 47 ans de souffrance et le sang versé des enfants courageux de l’Iran, l’ère de la liberté est enfin arrivée, à la condition de ne pas laisser cette révolution être volée, comme ce fut le cas lors de la révolution de 1979.

Durant le soulèvement de janvier 2026, le peuple iranien a manifesté sa volonté d’un avenir fondé sur une république démocratique et son rejet de toutes les formes de dictature à vie, qu’il s’agisse de la dictature du chah ou de celle des religieux.

Les femmes iraniennes ont prouvé une fois de plus qu’elles ne sont pas des victimes impuissantes, mais la force principale du changement. Leur présence a été visible et décisive. De Bandar Abbas et Machhad à Téhéran, Chiraz, Racht, Kermanchah, Zahedan et dans des dizaines d’autres villes et localités, les femmes se sont tenues aux premières lignes des manifestations en scandant : « À bas l’oppresseur, qu’il s’agisse du chah ou du Guide (des mollahs) ». Elles ont ouvert de nouvelles voies et ont payé un prix lourd.

Dans son message à l’occasion de la Journée internationale des femmes, Maryam Radjavi a souligné que la liberté et la démocratie ne peuvent être atteintes que par la présence des femmes à la direction politique de la société. Pour cette raison, une alternative authentique se distingue par la participation active des femmes au leadership politique.

Le 28 février, le Conseil national de la Résistance iranienne a annoncé la formation d’un gouvernement provisoire fondé sur le plan en dix points de Maryam Radjavi. Dans ses messages, Mme Radjavi a insisté sur le fait que seul le peuple iranien possède la légitimité de déterminer l’avenir politique de son pays. L’Iran n’est pas son régime, l’Iran est son peuple. Aucun avenir pour l’Iran ne peut se réaliser de l’extérieur, il ne peut être bâti que par les Iraniens eux-mêmes. J’appelle chacun à soutenir le peuple iranien.

En tournant ces pages, les lecteurs de ce rapport sont confrontés à une responsabilité éthique et humaine, celle de ne pas rester silencieux et de reconnaître la légitimité de la lutte des femmes et de la jeunesse en Iran pour renverser le régime, de rejeter toutes les formes de dictature et de soutenir leur détermination à établir une république démocratique fondée sur la séparation de la religion et de l’État, l’égalité des sexes et l’égalité des droits pour tous les citoyens.

La liberté et l’égalité en Iran ont coûté cher. Le peuple iranien a sacrifié plus de cent mille de ses meilleurs fils et filles. Ils n’ont pas donné leur vie pour passer d’une tyrannie religieuse à un retour au pouvoir monarchique.

Source : CNRI Femmes 

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