Une tragédie humaine insoutenable
L’impact a eu lieu en milieu de matinée, peu avant 10h45, au moment où les élèves changeaient de classe. Le bâtiment s’est partiellement effondré, piégeant des dizaines d’élèves et de membres du personnel enseignant sous les décombres. Selon les représentants du Conseil de coordination des syndicats d’enseignants iraniens, au moins 108 enfants figurent parmi les victimes confirmées, un chiffre qui s’alourdit à mesure que les opérations de déblaiement se poursuivent.
Le CSDHI exprime sa plus profonde compassion et sa solidarité inébranlable avec les familles endeuillées de Minab. La perte de dizaines d’enfants dans un lieu censé être un sanctuaire dédié à l’éducation est une horreur absolue et une blessure béante pour la nation toute entière.
La stratégie des boucliers humains du Corps des gardiens de la révolution
Si la destruction de l’école a eu lieu dans le cadre de frappes étrangères ciblant les infrastructures de la République islamique, la responsabilité de la mise en danger de ces fillettes incombe de manière accablante au régime des mollahs. Des témoignages locaux révèlent que l’école Shajareh Tayyebeh était une ancienne installation militaire reconvertie, située à peine à 600 mètres du complexe militaire de Sayyid al-Shuhada. Ce site abrite notamment le quartier général de la brigade Asif de la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
En imbriquant délibérément et cyniquement ses infrastructures militaires majeures au cœur des zones civiles et éducatives, le régime iranien utilise sa propre population — et ses enfants — comme boucliers humains. Cette militarisation systématique de l’espace civil constitue une violation flagrante des conventions de Genève et du droit international humanitaire. C’est une tactique lâche, destinée à protéger les instruments de terreur du régime au prix du sang des citoyens iraniens.
Les enfants de Minab ne doivent pas devenir une simple statistique dans un conflit militaire ; leur mémoire exige la vérité, la justice, et la fin d’un régime qui n’a que la mort à offrir à sa jeunesse.





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