mardi 10 mars 2026

La détention sous les bombardements de prisonniers, en particulier de détenus politiques, est un crime aggravé mettant leur vie en danger

 • Transfert soudain de 50 prisonniers politiques de la prison d’Evine à celle de Fashafouyeh

• Maryam Radjavi appelle la communauté internationale à agir pour la libération immédiate des détenus, en particulier des prisonniers politiques

La vie et la santé des prisonniers, en particulier des prisonniers politiques, à travers tout le pays sont gravement menacées. Ils sont confrontés à la fois aux dangers des bombardements continus et aux mesures répressives, aux pressions et aux restrictions accrues imposées par les gardiens de prison. Cette situation a suscité une vague d’inquiétude, notamment parmi les familles.

La situation à la prison de Fashafouyeh (maison d’arrêt centrale du Grand Téhéran) est extrêmement critique. Une partie a été détruite par les bombardements, notamment l’entrepôt des denrées alimentaires, et les détenus font face à une grave pénurie de nourriture, de médicaments et d’équipements de base. Selon des informations, les prisonniers ne reçoivent qu’un seul repas par jour. De nombreux responsables et membres du personnel pénitentiaire, terrifiés par les bombardements, ont quitté leur lieu de travail et personne ne répond aux besoins élémentaires des détenus. La boutique de la prison est également fermée.

C’est dans ces conditions que 50 prisonniers de la prison d’Evine ont été transférés à Fashafouyeh sans aucune information préalable. Ces 50 personnes ont été entassées dans une pièce prévue pour 20, sans le moindre équipement, si bien que la plupart sont contraints de dormir à même le sol dans un espace restreint et insalubre. Les prisonniers politiques, les détenus de droit commun, les malades, les personnes âgées et des mineurs de moins de 18 ans sont détenus ensemble sans aucune classification. Beaucoup des prisonniers transférés n’ont reçu aucune nourriture et souffrent de la faim.

À la prison de Ghezel-Hessar, les portes des cours de promenade et des salles restent fermées aux détenus pendant de longues périodes et il n’existe aucune possibilité de sortir ou de se mettre à l’abri en cas de bombardement. Dans le même temps, des centaines de forces répressives NOPO sont largement déployées autour de la prison.

Le mardi 3 mars 2026, après le bombardement d’un centre militaire à proximité de la prison de Mahabad, les prisonniers, dont les portes des quartiers étaient restées fermées, ont protesté et, en incendiant des couvertures, ont exigé leur libération dans ces conditions de guerre. Les forces répressives ont répondu en tirant des gaz lacrymogènes à l’intérieur du quartier. Le lendemain, mercredi 4 mars, environ 120 prisonniers de la prison de Mahabad ont été transférés à la prison de Miandoab et sont détenus dans le QHS de la prison, entassés dans deux pièces.

Le samedi 7 mars 2026, une partie du mur de la prison de Fardis (Katchouï) a été endommagée par les bombardements, suscitant l’inquiétude des familles des prisonniers et provoquant leur rassemblement devant la prison.

Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a souligné que dans le contexte des bombardements la vie des prisonniers est plus que jamais en danger. Elle a déclaré que le maintien par le régime des mollahs des détenus dans ces conditions constitue un crime aggravé. Elle a appelé la communauté internationale et les défenseurs des droits humains à agir d’urgence pour la libération sans délai de tous les prisonniers, en particulier des prisonniers politiques.

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