Le corps mutilé et carbonisé d’une fillette de neuf ans, identifiée comme Fatemeh Zahra Hosseinbar, a été découvert quatre jours après son enlèvement dans la ville de Gascht, située dans le district de Saravan dans le sud-est de l’Iran.
Le vendredi 17 avril 2026, cette fillette aurait été enlevée par des individus armés circulant à bord d’un véhicule Peugeot non immatriculé. Sa dépouille a été retrouvée ultérieurement parmi des tas d’ordures à la périphérie de la ville, où elle avait été brûlée.
C’est le lundi 20 avril que des habitants ont fait la macabre découverte. Selon des sources locales, les deux mains de l’enfant avaient été tranchées. En raison de la gravité des brûlures, le corps n’était pas identifiable immédiatement. Son identité n’a été confirmée qu’après que sa mère, conduite sur les lieux, a reconnu la plante de ses pieds.
Fatemeh Zahra Hosseinbar a été inhumée le mardi 21 avril au cimetière de Gascht, dans la province du Sistan-et-Baloutchistan. Les obsèques ont attiré une foule considérable dans une atmosphère de profonde douleur. Les rues et les routes menant au cimetière étaient envahies par des personnes venues exprimer leur solidarité avec la famille Hosseinbar.
La famille de la victime est décrite comme modeste. Son père travaille comme ouvrier dans une boulangerie locale. Des proches ont souligné que la famille n’avait aucun contentieux ni conflit connu avec qui que ce soit.
Le silence des autorités sous le pouvoir clérical iranien a alimenté la colère et accentué la méfiance de la population dans la région. Au Sistan-et-Baloutchistan, province soumise depuis longtemps à une présence militaire et sécuritaire massive, la perpétration d’un tel crime contre un enfant, couplée à l’absence de comptes à rendre, soulève de graves questions sur la réalité des prétentions sécuritaires de l’État.
Plusieurs voix critiques soutiennent que l’appareil sécuritaire du pays échoue systématiquement à garantir la sécurité et la protection des civils, en particulier des femmes et des filles, pour fonctionner principalement comme un mécanisme de contrôle et de répression.
Les organisations de défense des droits humains au Baloutchistan indiquent que ce crime s’inscrit dans un cycle de violence alarmant. Selon des données documentées pour l’année 2025, au moins 45 enfants ont été tués ou blessés au Baloutchistan. De tels incidents constituent des violations flagrantes de la Convention relative aux droits de l’enfant.

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