dimanche 19 avril 2026

Le chef du pouvoir judiciaire du régime iranien insiste sur l'accélération des exécutions.

 Gholamhossein Mohseni Ejei, chef du pouvoir judiciaire iranien, a de nouveau, sur un ton autoritaire, enjoint les tribunaux à examiner les affaires à un rythme anormalement rapide et en dehors des procédures habituelles – une approche qui revient de fait à supprimer les normes minimales d'un procès équitable. Dans ses dernières déclarations, il est allé encore plus loin en qualifiant d'avance les détenus de « soldats de l'ennemi », une désignation qui laisse entendre que nombre d'entre eux ont déjà été condamnés avant même le début de toute procédure judiciaire.

L'insistance persistante d'Ejei à accélérer la procédure intervient alors qu'une vague d'exécutions a eu lieu ces dernières semaines, suscitant de vives inquiétudes parmi les organisations de défense des droits humains. Dans un tel contexte, le fait de mettre l'accent sur l'abandon des procédures normales alimente non seulement la suspicion, mais donne également l'image d'un processus précipité et opaque.

D’autre part, les arrestations massives fondées sur des accusations stéréotypées telles que l’espionnage et la trahison — sans divulguer l’identité des accusés ni les détails des affaires — renforcent la question de savoir s’il existe encore quelque chose qui ressemble à un pouvoir judiciaire indépendant, ou si tout sert un scénario prédéterminé.

Les récentes déclarations d'Ejei — qu'il s'agisse d'exiger que les dossiers soient livrés en quelques heures, de demander des interrogatoires à l'intérieur des prisons ou d'accélérer les mises en accusation — ressemblent davantage à la gestion d'une chaîne de verdicts qu'à l'administration de la justice.

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