D'après le rapport, Téhéran s'est opposé à un cessez-le-feu temporaire et a insisté sur la nécessité d'une fin totale et définitive du conflit. En réponse, une série de revendications a été formulée, notamment la cessation des hostilités régionales, la mise en place d'un mécanisme de passage sécurisé à travers le détroit d'Ormuz, la reconstruction des zones endommagées et la levée des sanctions.
Parallèlement, certains médias occidentaux, dont Axios, ont qualifié cette position de maximaliste et ont estimé que la probabilité de son acceptation par l'administration Trump était faible.
Attaque majeure contre les installations pétrochimiques d'Asaluyeh
Israël a confirmé avoir ciblé aujourd'hui des installations pétrochimiques dans la région de South Pars, à Asaluyeh.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a qualifié la frappe aérienne contre les installations pétrochimiques iraniennes d'Asaluyeh de coup dur pour l'économie, chiffré en dizaines de milliards de dollars. Dans un communiqué, il a déclaré que l'armée israélienne avait ciblé le plus grand complexe pétrochimique d'Iran, situé à Asaluyeh, qui, selon lui, produit environ 50 % des produits pétrochimiques du pays.
Selon le ministre israélien de la Défense, deux installations majeures par lesquelles transitent environ 85 % des exportations pétrochimiques iraniennes ont été mises hors service à la suite de ces attaques.
Par ailleurs, l'agence de presse officielle Fars a rapporté que plusieurs explosions avaient été entendues dans la zone pétrochimique de South Pars, à Asaluyeh. Les médias locaux ont également indiqué que les usines pétrochimiques de Mobin Energy et de Damavand Energy, situées à Asaluyeh, avaient été visées.
Attaque de drone contre le quartier général de Komala à Souleimaniye ; escalade des tensions et condamnation générale
Tôt lundi 6 avril, le bureau de représentation du Parti Komala des travailleurs du Kurdistan iranien à Souleimaniye, dans la région du Kurdistan irakien, a été la cible d'une frappe de drone. Selon des sources locales, l'attaque a été menée à l'aide de deux drones à un court intervalle.
Des sources locales ont également indiqué que des drones Shahed-136 avaient été utilisés lors de l'opération, des drones qui avaient déjà été utilisés dans des attaques similaires.
Dans le même temps, de nouvelles informations indiquent que lundi après-midi, une autre base appartenant au Parti de la liberté du Kurdistan a également été visée par une frappe de drone, ce qui alimente les inquiétudes quant à l'expansion de ces attaques et à l'aggravation des tensions régionales.
Ces événements surviennent alors que la région du Kurdistan irakien a été le théâtre à plusieurs reprises d'attaques similaires ces dernières années, et la répétition de tels actes constitue une grave menace pour la sécurité régionale et les populations civiles.
Majid Khademi, chef de l'organisation de renseignement des Gardiens de la révolution, a été tué
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé lundi 6 avril que Majid Khademi, chef du service de renseignement de cette organisation militaire, avait été tué lors des attaques américaines et israéliennes survenues tôt le matin.
Dans le communiqué du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), Khademi a été décrit comme l'une des figures vétéranes de la structure de sécurité du régime qui, selon les forces de l'ordre, avait été active dans les domaines du renseignement et de la sécurité pendant près d'un demi-siècle et avait joué un rôle influent.
Majid Khademi a été nommé à la tête de l'Organisation du renseignement des Gardiens de la révolution l'été dernier, suite à la mort de Mohammad Kazemi lors de frappes israéliennes pendant la guerre des douze jours. Auparavant, il dirigeait l'Organisation de protection du renseignement du ministère de la Défense et de la Logistique des forces armées.
Le département du Trésor américain l'avait également inscrit sur sa liste de sanctions en février dernier et avait identifié l'organisation de renseignement des Gardiens de la révolution iraniens comme l'un des principaux piliers de l'imposition de pressions sécuritaires, des arrestations et de la répression des manifestations en Iran.
L'organisation de renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) est considérée comme l'une des institutions clés de la structure de sécurité du régime iranien, chargée de missions telles que le contre-espionnage au sein du CGRI, la prévention des infiltrations par les courants d'opposition, la protection des informations classifiées et le maintien d'un contrôle politico-sécuritaire sur le personnel de cette force.
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