samedi 29 janvier 2022

L’opposition pirate les chaînes télévisées de l’Etat et diffusent les images de Radjavi en Iran

Iran FocusUn groupe d’opposants iraniens en exil a affirmé que ses partisans avaient mené un acte de piratage contre des chaînes de télévision et des stations de radio contrôlées par l’Etat iranien, en diffusant brièvement des slogans et des critiques. L’agence France presse (AFP) a publié une dépêche à sujet :

A Téhéran, la télévision d’Etat a confirmé avoir été victime d’un acte de piratage, indiquant qu’il n’avait duré que 10 secondes et faisait l’objet d’une enquête. Selon des images postées sur les réseaux sociaux, les téléspectateurs ont vu leurs programmes habituels être interrompus par des images de Massoud Radjavi, fondateur des Moudjahidine du peuple (MEK en persan ou OMPI) et de son épouse Maryam Radjavi, qui dirige le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI).

Le CNRI, interdit en Iran, groupe d’opposants iraniens en exil, est la vitrine politique de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI). Les téléspectateurs ont aussi vu une image barrée d’une croix du Guide suprême Ali Khamenei, avec en fond sonore le slogan « marg bar Khamenei » (à bas Khamenei).

« Plusieurs chaînes de télévision et stations de radio du régime ont diffusé ces slogans aujourd’hui », a affirmé à l’AFP un porte-parole du CNRI basé à Paris, indiquant qu’au moins sept chaînes de télévision et de radio avaient été visées et plusieurs autres perturbées. « Il semble que cela ait été mené par des partisans de l’OMPI et les unités de résistance au sein de la télévision et radio d’Etat », a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Le directeur adjoint pour la technologie de la télévision d’Etat, Reza Alidadi, cité par l’agence de presse iranienne Isna, a affirmé que mener une telle attaque représente « une tâche extrêmement compliquée ». Il a précisé que l’attaque faisait l’objet d’une enquête et souhaité que des informations sur sa cause et son ampleur puissent être communiquées « le plus vite possible ».

Evoquant l’incident, la télévision d’Etat iranienne n’a pas mentionné l’apparition du couple Rajavi dans les images, mais a reconnu qu’avaient été diffusées des images de « leaders des hypocrites » (monafeghin en persan), sobriquet avec lequel les dirigeants iraniens désignent généralement l’OMPI.

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