mercredi 3 juin 2026

Attaques des Gardiens de la révolution au Koweït et à Bahreïn, affrontements entre le Hezbollah et Israël

 Alors que, tôt mercredi 3 juin, heure locale, le Koweït signalait avoir intercepté des tirs de missiles et de drones, que les sirènes d'alerte aérienne retentissaient à Bahreïn et que des explosions étaient entendues sur l'île de Qeshm, Israël et le Hezbollah libanais ont également mené de nouvelles attaques l'un contre l'autre malgré la promesse du président américain Donald Trump de réduire les tensions.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé dans un communiqué publié tôt mercredi 3 juin qu'en représailles à une attaque américaine contre un pétrolier iranien près du détroit d'Ormuz, un navire appartenant à ce qu'il a décrit comme l'ennemi américano-sioniste, nommé Panaya, a été ciblé par des missiles de la marine du CGRI.

Le communiqué indique que les forces américaines ont ciblé une tour de communication des Gardiens de la révolution islamique dans le sud de l'île de Qeshm à l'aide de munitions aériennes et qu'en réponse, une base aérienne et d'hélicoptères américaine située dans un pays de la région, ainsi que le quartier général de la Cinquième flotte américaine, ont été ciblés par des attaques de missiles et de drones menées par les forces aérospatiales des Gardiens de la révolution islamique.

En réponse, le commandement central américain (CENTCOM) a nié toutes les affirmations du CGRI concernant ces attaques dans une publication sur la plateforme de médias sociaux X.

Le CENTCOM a également déclaré que les forces américaines avaient intercepté plusieurs missiles balistiques et drones iraniens et, en réponse aux tentatives du régime iranien d'attaquer des cibles à travers le Moyen-Orient, avaient mené des « frappes défensives » contre l'île de Qeshm le 2 juin 2026.

Le communiqué indique que le régime iranien a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays voisins de la région, mais qu'aucun n'a atteint ses cibles.

Selon le CENTCOM, deux missiles des Gardiens de la révolution iraniens tirés vers le Koweït ont dévié de leur trajectoire ou se sont désintégrés avant d'atteindre leurs cibles. Trois autres missiles, lancés vers Bahreïn, ont été immédiatement interceptés et détruits par les systèmes de défense aérienne américains et bahreïnis.

Le CENTCOM a déclaré que peu avant les attaques de missiles, les forces américaines avaient abattu trois drones suicides lancés par le régime iranien contre des navires civils transitant légalement dans les eaux régionales.

Le communiqué du CENTCOM ajoutait que les forces américaines avaient également mené des frappes défensives contre une station de contrôle militaire au sol du régime iranien sur l'île de Qeshm.

L'armée koweïtienne a annoncé tôt mercredi 3 juin, heure locale, que la défense aérienne du pays interceptait les attaques de missiles et de drones ennemis et a exhorté le public à suivre les consignes de sécurité émises par les autorités.

L'armée koweïtienne a déclaré que toutes les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions de missiles.

Le ministère de l'Intérieur de Bahreïn a également annoncé mercredi matin que des sirènes d'alerte avaient retenti dans tout le pays et a exhorté les citoyens et les résidents à garder leur calme et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche.

Par ailleurs, l'agence de presse étatique Mehr, citant des sources locales et des habitants, a rapporté que des explosions avaient été entendues dans la région de l'île de Qeshm.

L'agence de presse officielle a ajouté que la nature exacte des sons restait floue et qu'aucun organisme militaire ou policier officiel n'avait encore commenté leur origine.

Par ailleurs, l'armée israélienne a annoncé mardi avoir mené une opération meurtrière dans le sud du Liban en réponse aux attaques du Hezbollah perpétrées dans la nuit.

Les combats se poursuivent au Liban

Malgré les affirmations selon lesquelles un nouveau cessez-le-feu avait été instauré au Liban, les combats se sont poursuivis mardi matin.

Israël a poursuivi ses attaques contre le Liban, et l'Organisation de la défense civile libanaise a annoncé que six personnes avaient été tuées lundi soir lors d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Marwaniyeh, dans le sud du Liban.

L'organisation a également déclaré que l'une de ses installations dans la ville de Nabatieh, au sud du Liban, avait été directement visée par une frappe aérienne israélienne.

L'armée libanaise a par la suite indiqué que deux soldats libanais avaient été blessés lors d'une frappe de drone israélienne à Nabatieh.

L'armée israélienne a également déclaré avoir intercepté au moins deux projectiles tirés du Liban vers le territoire israélien pendant la nuit et qu'aucune victime n'était à déplorer.

Guerre contre le Hezbollah et négociations avec le régime iranien

Le conflit qui a repris entre Israël et le Hezbollah est désormais lié aux négociations entre le régime iranien et les États-Unis. Après que Téhéran a averti qu'il se retirerait des pourparlers si les attaques israéliennes contre le Hezbollah se poursuivaient ou s'intensifiaient, le président américain Donald Trump a annoncé lundi 1er juin, à la suite d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, que tous les tirs cesseraient et que les négociations avec Téhéran reprendraient.

La menace d'Israël d'attaquer Beyrouth avait provoqué une peur généralisée dans la capitale libanaise, surtout après que les forces israéliennes aient mené leur incursion la plus profonde en territoire libanais depuis 26 ans.

Le département du Trésor américain a également annoncé dans un communiqué que les États-Unis imposaient des sanctions aux principales plateformes d'échange d'actifs numériques iraniennes et à leurs dirigeants pour avoir soutenu les activités terroristes du régime iranien et contribué à contourner les sanctions.

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