mardi 23 juin 2026

L’Université de technologie de Charif expulse sept étudiants et les prive d’éducation

 En juin 2026, sept étudiants de l’Université de technologie de Charif à Téhéran, dont deux jeunes femmes, Fatemeh Khakpour et Parnian Khodabakhshi, ont été officiellement expulsés par le comité disciplinaire de l’établissement. Ces sanctions, qui incluent une interdiction d’étudier allant jusqu’à cinq ans, s’inscrivent dans une vague de répression sans précédent contre le milieu universitaire iranien suite au soulèvement national de janvier 2026.

Prononcées sans procès équitable, ces mesures visent exclusivement à étouffer la contestation étudiante au cœur de la capitale.

Deux étudiantes parmi les expulsés de l’Université de technologie de Charif

Le comité disciplinaire a prononcé l’expulsion de sept étudiants de l’Université de technologie de Charif. Parmi eux figurent deux jeunes femmes : Fatemeh Khakpour et Parnian Khodabakhshi.

Parnian Khodabakhshi, étudiante en science et génie des matériaux, a été expulsée et frappée d’une interdiction de poursuivre ses études universitaires pendant une durée de cinq ans. Fatemeh Khakpour, étudiante de premier cycle en chimie, a également fait l’objet d’une mesure d’expulsion.

Les verdicts rendus contre ces sept étudiants de l’Université de technologie de Charif font suite à l’escalade de la répression exercée contre la jeunesse après le soulèvement national de janvier 2026. Ces sentences, émises à la hâte sans aucune garantie juridique ou procédure régulière, servent uniquement à réduire au silence la voix de la contestation au sein de l’université.

La situation à l’université Khajeh Nasir

Un scénario similaire se déroule à l’université Khajeh Nasir. Un certain nombre d’étudiants protestataires se voient physiquement interdire l’accès au campus, en plus de l’ouverture de dossiers disciplinaires à leur encontre.

Certains de ces étudiants avaient déjà été privés de logement en résidence universitaire, leurs services éducatifs et sociaux ayant été totalement interrompus. Depuis janvier 2026, des dizaines d’étudiants de l’université Khajeh Nasir ont été frappés d’interdiction d’accès au campus, et certains d’entre eux ont été bannis sans même avoir été convoqués devant le comité disciplinaire.

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