vendredi 2 octobre 2020

IRAN HRM : Rapport mensuel des droits humains en septembre 2020

 CSDHI – En septembre, la troisième vague du coronavirus a balayé l’Iran. L’ampleur de la catastrophe est telle que le régime ne peut plus le nier. Le vice-ministre de la santé du régime iranien l’a affirmé : « La situation que nous vivons est au-delà de la vague. Nous sommes engloutis dans une mer démontée. Il est inutile de parler de différentes zones de couleur. Le pays tout entier est dans la zone rouge. »

L’Iran ouvre le feu sur 21 « Koulbars » en septembre 2020

 CSDHI – Vingt et un porteurs transfrontaliers (ou « Koulbars » en farsi) ont été blessés ou tués par des tirs directs des forces de sécurité dans le nord-ouest de l’Iran, en septembre.

Selon Hengaw, un site web kurde sur les droits de l’homme, rien qu’en septembre, 81 % des Koulbars, blessés et tués dans le nord-ouest de l’Iran était directement visés par les forces de sécurité frontalières. Elles ont tiré sur la plupart des victimes, à la frontière de l’Azerbaïdjan occidental. Des tirs directs ont tué six Koulbars et blessé 15 autres. Il y a également eu deux cas d’accidents de la route, et trois cas de décès et de blessures dus à des catastrophes naturelles. Les Koulbars venaient des provinces de l’Azerbaïdjan occidental, du Kurdistan et du Kermanshah.

Les femmes porteuses confient leurs souffrances aux rochers et aux montagnes

 CNRI Femmes – Travailler comme porteuse est devenu un travail courant dans l’ouest de l’Iran sous le régime clérical. Une porteuse doit transporter de lourdes charges sur son dos et marcher dans les montagnes pour gagner sa vie. C’est un travail difficile, même pour les hommes, mais malheureusement, dans l’Iran d’aujourd’hui, nous voyons beaucoup de femmes et d’enfants qui exercent également ce travail pénible.

CNRI Femmes – Mina Rad, poétesse et écrivaine de Lorestan, envoyée à la prison de Qarchak

L’ordre de détention de la militante écologiste Faranak Jamshidi a été prolongé pour la troisième fois

 CNRI Femmes – Mina Rad, poétesse et écrivaine, a été transférée à la sinistre prison de Qarchak pour y purger sa peine de prison.

Mina Rad est originaire de la ville de Doroud, dans la province du Lorestan, à l’ouest de l’Iran. La poétesse et écrivaine lore a été convoquée au tribunal des médias et de la culture le 4 juillet 2020. Le tribunal l’a jugée pour “propagande contre l’État” et l’a condamnée à deux mois de prison et à huit mois avec sursis. La Cour de révision a confirmé sa sentence le 23 août 2020.  Elle a été incarcérée à la prison de Qarchak le 24 septembre 2020.

La prisonnière politique Hadiseh Sabouri privée de soins médicaux en Iran

 CNRI Femmes – La prisonnière politique Hadiseh Sabouri est privée de soins médicaux dans le quartier des femmes de la prison d’Evine ainsi que de visites dans un centre médical civique.

Hadiseh Sabouri a 44 ans, elle est mariée et mère de trois enfants. Elle souffre de diverses maladies. Plus précisément, elle a subi une intervention chirurgicale gastro-intestinale en 2015, au cours de laquelle on lui a enlevé une partie de l’intestin.

Le nombre de femmes exécutées en Iran sous Rohani atteint 108

Avec une autre exécution effectuée à l’aube du 23 septembre 2020, le nombre de femmes exécutées en Iran a atteint 108 sous la présidence de Rohani à la présidence des mollahs. Le pouvoir judiciaire des mollahs a pendu Mahtab Shafi’i, 32 ans, aux premières heures du jour dans la prison de Gohardacht à Karadj, également connue sous le nom de prison de Radjaïchahr.