lundi 29 juin 2026

La crise de l’addiction en Iran : comment des décennies de mauvaise gouvernance ont alimenté une catastrophe sociale nationale

Avec près de 3,8 millions de personnes confrontées à une addiction en Iran et l’apparition de nouvelles drogues de synthèse à un rythme plus rapide que celui auquel les traitements peuvent être développés, la crise de la toxicomanie en Iran reflète les défaillances politiques, économiques et sociales systémiques du pouvoir en place.

L’épidémie croissante d’addiction en Iran est devenue l’une des crises sociales les plus alarmantes du pays, révélant les profondes conséquences de décennies de déclin économique, d’instabilité sociale et de politiques publiques inefficaces sous le régime en place.

L’arrestation arbitraire et l’emprisonnement des femmes en Iran

 En juin 2026, le régime clérical intensifie sa politique d’arrestation arbitraire à l’encontre des femmes, comme en témoignent les cas de Faezeh Salehabadi, Hanieh Sarborzi et Kobra Narouei. À la prison de Vakilabad, à Machhad, et dans la province de Kerman, les autorités multiplient les condamnations et les détentions sans fondement légal. Sous couvert de l’accusation de « Baghy-e » (rébellion armée) ou par la prise d’otages de proches, Téhéran cherche à paralyser la contestation née du soulèvement national.

Manifestations en Iran : lycéens et étudiants mobilisés dans 21 villes

 Le samedi 27 juin 2026, une vague de manifestations en Iran a déferlé sur Téhéran, Machhad et 20 autres villes du pays, alors que des groupes de lycéens et d’étudiants se mobilisaient contre les politiques éducatives du régime.

Ce mouvement de contestation nationale dénonce les réformes arbitraires imposées par le Conseil supérieur de la Révolution culturelle, affectant l’avenir académique de millions de jeunes. Ces rassemblements marquent une escalade de la colère sociale face à l’injustice systémique de l’éducation en Iran.

dimanche 28 juin 2026

Le député allemand Carsten Müller appelle à mettre fin à la politique européenne d’apaisement lors du Sommet mondial pour un Iran libre 2026

 S’exprimant lors du Sommet mondial pour un Iran libre 2026 à Paris le 20 juin 2026, le député allemand Carsten Müller a formulé une critique ferme du régime iranien et a vivement dénoncé les politiques européennes d’apaisement. Selon Müller, le recours continu de Téhéran à la torture systématique, à la censure généralisée et à un taux élevé d’exécutions masque en réalité une profonde faiblesse interne plutôt qu’il ne témoigne d’une quelconque force politique légitime.

Des travailleurs et des retraités iraniens manifestent à nouveau pour protester contre leurs conditions de vie.

 Dimanche 28 juin, des retraités et des travailleurs ont organisé des rassemblements et des marches de protestation dans plusieurs villes d'Iran, exigeant une fois de plus que leurs griefs liés au travail et à leurs moyens de subsistance soient pris en compte.

Dans la ville de Shush, un groupe de retraités de la Sécurité sociale a organisé une marche et un rassemblement de protestation, affirmant qu'ils continueraient à faire valoir leurs revendications par des manifestations de rue. Les manifestants scandaient des slogans tels que « C'est seulement dans la rue que nous obtiendrons nos droits » et « La rue est notre tranchée ; la lutte continue jusqu'à ce que nos revendications soient satisfaites », appelant à des mesures pour améliorer leurs conditions de vie et leurs droits.

Pauvreté institutionnalisée, luttes intestines au sein de l’élite et défiance croissante : la tempête parfaite pour une révolution décisive en Iran

 L’appareil clérical de Téhéran se désagrège rapidement sous la pression de crises qui se cumulent, poussant le pays vers un soulèvement appelé à être bien plus radical et décisif que les troubles de janvier 2026. Le régime doit faire face simultanément à un effondrement économique catastrophique, à une population civile de plus en plus combative et à des luttes intestines sans précédent. Alors que les institutions étatiques ne parviennent plus à fournir les biens de première nécessité, la population iranienne délaisse la revendication de réformes systémiques pour s’organiser activement en vue d’un changement total de régime.

Au cœur de cette explosion imminente se trouve une spirale économique mortifère incontrôlable. Selon le Centre de statistiques d’Iran, l’inflation des prix alimentaires a atteint le chiffre vertigineux de 135 % en glissement annuel en juin 2026, ce qui signifie que les prix des denrées alimentaires ont été multipliés par près de deux fois et demie par rapport à l’année précédente. L’inflation annuelle globale a atteint 62 %, plaçant l’Iran juste derrière le Venezuela et le Soudan dans le classement mondial de l’inflation. La Banque centrale d’Iran a été contrainte d’imprimer de la monnaie sans contrepartie pour combler des déficits budgétaires massifs causés par l’effondrement des revenus pétroliers ; il en a résulté une augmentation de 53 % de la masse monétaire, reportant directement le fardeau des sanctions sur les citoyens ordinaires. Par ailleurs, le journal *Donyaye Eghtesad* a rapporté qu’un foyer moyen de quatre personnes consacre désormais environ 77 % de ses revenus à la seule acquisition de denrées alimentaires essentielles.

Économie et éthique en Iran ; de la pauvreté à la marchandisation du corps humain

L'économie influence bien plus que les revenus, l'emploi ou le pouvoir d'achat ; elle peut aussi toucher les dimensions les plus profondes de la vie sociale et éthique. Lorsque les pressions économiques poussent les individus à faire des choix qu'ils n'auraient jamais acceptés en temps normal, l'économie et l'éthique ne peuvent plus être considérées comme des domaines distincts.