Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié de disproportionnées et brutales les actions répressives du régime iranien contre les manifestants, soulignant que l'adoption d'une telle approche témoigne de la faiblesse des autorités au pouvoir.
Lundi 12 janvier, lors de sa visite en Inde, Merz a déclaré que depuis le début des manifestations à travers l'Iran, de plus en plus de personnes de tous les segments de la société descendaient chaque jour dans la rue, manifestant pacifiquement pour la liberté et une vie meilleure.
Il a ajouté que non seulement il s'agit là de leur droit incontestable, mais que le courage avec lequel ces personnes résistent à la violence disproportionnée et brutale des forces de sécurité iraniennes mérite le plus grand respect et la plus grande reconnaissance.
La chancelière allemande a appelé Ali Khamenei, le guide suprême du régime iranien, à protéger son peuple au lieu de le menacer.
Il a déclaré que nous condamnons fermement la violence que les autorités dirigeantes de Téhéran utilisent contre leur propre peuple, ajoutant que cette violence n'est pas un signe de force, mais plutôt un signe de faiblesse.
Peu après le début des manifestations, le soir du 8 janvier, le régime iranien a complètement coupé l'accès à Internet dans tout le pays.
Des informations en provenance d'Iran et des déclarations d'organisations de défense des droits de l'homme indiquent que la répression généralisée des manifestants, notamment après la coupure d'Internet, s'est intensifiée.
L'Union européenne prête à imposer de nouvelles sanctions
Kaja Kallas, chef de la diplomatie européenne, a déclaré le 12 janvier dans une interview accordée au magazine Politico que l'Union européenne envisageait la possibilité d'imposer de nouvelles sanctions contre le régime iranien en réponse à la répression brutale des manifestants en Iran.
Elle a souligné que l'Union européenne avait déjà imposé des sanctions importantes à l'Iran pour violations des droits de l'homme, activités nucléaires et soutien de Téhéran à la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine.
Ces remarques sont considérées comme la position la plus ferme prise par un haut responsable de l'Union européenne concernant la dernière vague de répression des manifestations en Iran.
Plus tôt, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré que Bruxelles suivait de près l'évolution de la situation en Iran, et Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, a affirmé que l'Europe devait prendre conscience de sa responsabilité à cet égard et agir.
Réactions des dirigeants européens
Le Premier ministre de la République d'Irlande, Micheál Martin, a également condamné avec force, le 12 janvier, la répression sauvage et violente des manifestants en Iran, qui a fait des centaines de morts.
Dick Schoof, le Premier ministre néerlandais, a également condamné la répression des manifestants en Iran et a déclaré que les Pays-Bas appelaient le régime iranien à mettre fin aux violences.
L'organisation non gouvernementale UN Watch, faisant référence à la répression des manifestants par le régime iranien, a appelé à une réunion d'urgence des Nations Unies sur l'Iran.
Ali Khamenei, le dictateur de Téhéran, et d'autres responsables du régime iranien ont tenté ces derniers jours d'imputer la révolution nationale iranienne à des « ennemis », ainsi qu'aux États-Unis et à Israël. Le 9 janvier, Khamenei a qualifié les manifestants de « mercenaires étrangers » et a insisté sur la poursuite de la répression contre le peuple.
Le 12 janvier, Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères du régime iranien, a réitéré les positions d'autres responsables du régime, nié tout rôle du régime iranien dans le meurtre de manifestants et affirmé que des terroristes armés avaient tiré sur les forces de sécurité, la police et des civils.
Marie-Agnès Strack-Zimmermann, présidente de la commission de la défense du Parlement européen, a exprimé le 12 janvier son soutien au peuple iranien et a souligné que le Corps des gardiens de la révolution islamique devait être inscrit le plus rapidement possible sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne.
Elle a déclaré que le fait qu'une telle mesure n'ait pas encore été prise constitue un échec majeur, ajoutant que contrairement aux affirmations précédentes, cette initiative est tout à fait réalisable et que des preuves et une documentation suffisantes existent clairement.
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