jeudi 8 janvier 2026

Les manifestations en Iran entrent dans leur douzième jour, marquées par une répression meurtrière, une coupure d'Internet et des grèves nationales qui s'intensifient

 Le mouvement de protestation national iranien est entré jeudi dans son douzième jour, marqué par une répression croissante des forces de sécurité, des grèves généralisées dans les principales villes et une coupure quasi totale d'Internet, alors que les autorités peinent à contenir les troubles les plus importants depuis des années.

Les manifestations en Iran entrent dans leur douzième jour, marquées par une répression meurtrière, une coupure d'Internet et des grèves nationales qui s'intensifient

 Mai Sato, Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, évoquant l’escalade des manifestations à travers le pays, a appelé les autorités iraniennes à respecter les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, et à s’abstenir de tout recours à la violence contre les manifestants.

Noms de 13 autres martyrs du soulèvement : le nombre de martyrs dont l’identité a été établie atteint 44

 · Aveu du vice-gouverneur du Khorassan-e Razavi sur un crime majeur à Tchenaran : 5 manifestants tués

· Parmi les martyrs, 7 adolescents âgés de 14 à 17 ans

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) a publié aujourd’hui, jeudi 8 janvier, après vérification et confirmation des identités, les noms de 13 autres martyrs du soulèvement national en Iran. Ainsi, à ce jour, les noms de 44 martyrs de la liberté, tués ces derniers jours par des tirs des pasdarans criminels et des forces de répression de Khamenei, ont été rendus publics.

Grève massive des commerçants à Téhéran et dans 15 villes ; prise du centre des pasdaran à Sarabeleh et incendie de bâtiments des pasdarans à Loumar

 Deux agents éliminés à Varamine et incendie du gouvernorat de Lordegan

Dans la matinée du jeudi 8 janvier, douzième jour du soulèvement national en Iran, les commerçants et artisans de Téhéran et de nombreuses villes du pays ont fait grève. Les grands bazars de Téhéran, Saqqez, Chahrekord, Diesel-Abad à Kermanchah, Hacht-Bandi à Hormozgan, Sanandaj, Marivan, Divandarreh, Kamyaran, Mahabad, Oroumieh, Piranchahr, Fassa, Sarpol-e-Zahab, Kerman, ainsi que de nombreuses autres villes, étaient en grève totale.

Les autorités iraniennes répriment brutalement les manifestations Cesser l’usage illégal de la force létale et les arrestations arbitraires

 HUMAN RIGHTS WATCH – Les autorités iraniennes répriment avec une extrême brutalité les manifestations nationales en recourant à la force létale. En un peu plus d’une semaine, au moins 27 manifestants et passants, dont des enfants, ont été tués, et de nombreuses autres personnes blessées, tandis que les forces de sécurité procédaient à des arrestations massives. Human Rights Watch enquête actuellement sur cette répression violente et sur les violations des droits humains qui y sont associées.

Lettre d’un prisonnier politique depuis la prison de Qezel Hesar « Aucune voix ne peut blanchir un tel degré de brutalité »

 Depuis sa cellule de la prison de Qezel Hesar, le prisonnier politique Meisam Dehban-Zadeh s’appuie sur l’héritage du légendaire lutteur Gholamreza Takhti pour condamner à la fois la répression monarchique d’hier et celle du régime clérical actuel, avertissant que les exécutions et la terreur ne font qu’alimenter le soulèvement en cours en Iran.

mercredi 7 janvier 2026

Au Luxembourg, l'espoir de voir le régime iranien tomber

 Les élites exilées pensent que la révolte actuelle en Iran va précipiter la chute du régime des mollahs. Elles réclament des actions de la part du Luxembourg.

Par : Thomas Holzer

Moment Tiananmen ou simples manifestations contre la vie chère? L'Iran fait depuis plusieurs jours face à une nouvelle révolte populaire, en premier lieu contre l'inflation après que des commerçants ont décidé de baisser le rideau en signe de protestation.

Les manifestations nationales en Iran entrent dans leur onzième jour, les grèves et les affrontements s'intensifiant.

 Les manifestations nationales en Iran sont entrées dans leur onzième jour consécutif le mercredi 7 janvier 2026, prenant de l'ampleur et de l'intensité alors que les grèves se propageaient dans les principaux secteurs économiques et que les affrontements entre manifestants et forces de sécurité s'intensifiaient dans des dizaines de villes.

Au moins 31 morts et plus de 2 000 arrestations lors des manifestations en Iran

 Alors que les manifestations et les grèves en Iran entraient dans leur onzième jour, les informations font état d'un nombre croissant de morts, d'arrestations massives de citoyens et d'une extension de la répression des forces de sécurité aux hôpitaux, reflétant de nouvelles dimensions de la répression exercée par le régime iranien.

Tirs de gaz lacrymogène contre l’hôpital Sina à Téhéran, enlèvement de blessés sur leur lit d’hôpital à Ilam

 Tentatives désespérées du régime pour justifier un crime contre l’humanité

Dans la matinée du mardi 6 janvier, à la suite de la grève générale des commerçants de Téhéran et des affrontements avec les agents du régime dans les rues centrales de la capitale, les forces de l’unité spéciale ont mené une attaque criminelle contre l’hôpital Sina, dans le quartier de Hassanabad. Après avoir tiré des gaz lacrymogènes et encerclé l’hôpital, ces forces ont fermé les entrées et retenu à l’intérieur les malades et le personnel soignant.

Grève du bazar de Téhéran et de nombreuses villes, vastes affrontements à Kermanchah, Chiraz et Lordegan

 · Occupation des rues, affrontements et coupure des axes de renfort de l’ennemi par les jeunes insurgés

· Blocage des voies de renfort de l’ennemi à Tabriz aux cris de : « les Iraniens ont de l’honneur ; mollahs et shah sont des ordures » et « À bas le tyran, qu’il soit chah ou mollahs »

· Ralentissement massif d’Internet et déclaration du gouverneur de Téhéran affirmant que la police a l’autorisation de tirer sur les “émeutiers”

Le mercredi 7 janvier, au onzième jour du soulèvement national, les commerçants du bazar de Téhéran, notamment à Beinolharamein, au marché des cordonniers, au marché de l’or et de la joaillerie, à Patchenar, Hammam-Tchal, etc., se sont mis en grève et ont manifesté en scandant : « L’Iranien préfère la mort à l’humiliation ». Le régime des mollahs, pris de panique face à l’extension du soulèvement, a fermé la station de métro 15 Khordad.

Iran : le régime intensifie les exécutions — 15 prisonniers exécutés les 6 et 7 janvier malgré la poursuite des manifestations

 Le nombre d’exécutions pour l’année iranienne 1404 dépasse les 2000

Alors que l’héroïque soulèvement du peuple iranien s’accélère jour après jour et que la majorité des villes du pays sont engagées dans une bataille décisive contre la dictature en place, Khamenei, d’un côté, donne l’ordre d’ouvrir le feu sur les manifestants, d’attaquer les hôpitaux et d’arrêter les blessés, et de l’autre, continue de battre le tambour des exécutions, dans l’espoir vain d’empêcher la chute inéluctable de son infâme régime du guide suprême.

Soheila Azizi, deuxième femme exécutée en Iran en 2026


 Selon le rapport de CNRI Femmes ; 
Aux premières heures du mercredi matin 7 janvier 2026, la condamnation à mort de Soheila Azizi a été mise à exécution à la prison de Vakilabad, à Machhad.

Soheila Azizi avait auparavant été arrêtée pour des accusations liées à des infractions en matière de stupéfiants et, à l’issue de procédures judiciaires devant le tribunal révolutionnaire, elle avait été condamnée à mort.

mardi 6 janvier 2026

Après la fuite des forces répressives à Malekshahi et Abdanan lors d’affrontements avec les jeunes insurgés, la ville est passée sous le contrôle de la population

Affrontements et poursuites dans le quartier de Mourmour à Ilam, état de siège de fait à Marlik

 Le mardi 6 janvier 2026, les flammes du soulèvement ont de nouveau embrasé de nombreuses villes du pays, plongeant le régime en décomposition des mollahs dans la panique. À Abdanan (province d’Ilam), la ville est pratiquement passée sous le contrôle de la population et des jeunes insurgés. Une foule nombreuse contrôle les rues. Lorsque les pasdarans ont tenté d’attaquer la population, les jeunes insurgés ont riposté et le magasin Ofogh Kourosh, appartenant aux pasdarans, a été incendié. Les agents et forces de répression, incapables de faire face, se sont lâchement réfugiés sur le toit du commissariat. Pris de peur face à l’extension du soulèvement, le régime a coupé l’électricité de la ville.

Les forces de sécurité du régime iranien attaquent un autre hôpital

 Suite aux attaques perpétrées par des agents du régime iranien contre l'hôpital Khomeini à Ilam, les forces de répression gouvernementales ont également attaqué l'hôpital Sina à Téhéran. Des informations font également état de l'utilisation de gaz lacrymogène dans des espaces clos, notamment à l'intérieur de la station de métro 15 Khordad à Téhéran et dans le passage iranien du quartier du bazar Choush.

Le grand soulèvement du bazar de Téhéran : Affrontements de rue et courses-poursuites avec les cris de « Liberté ! Liberté ! Liberté ! », « C’est l’année du sang, Seyed Ali (Khameneï) sera renversé ! »

 • Les commerçants du bazar résistent aux attaques brutales et aux gaz lacrymogènes des forces répressives et manifestent dans différents quartiers de Téhéran.

• Funérailles des martyrs Malekshahi : une foule nombreuse se rassemble en lançant : « A bas Khamenei ! ». Grèves et affrontements à Shahrekord.

Le mardi 6 janvier 2026, dixième jour du soulèvement national, la flamme de l’insurrection, portée par la gronde des commerçants du Bazar et la révolte de la jeunesse au cœur de la capitale, marque une nouvelle étape dans l’insurrection contre la dictature religieuse. Ce soulèvement a jusqu’à présent touché 110 villes et 32 martyrs ont été identifiés. Une grande partie du Grand Bazar de Téhéran, incluant Sarayé Melli, bazar Soltani, bazar Parsian, bazar des orfèvres, Bayn-ol-Harameen et Sabzemeidan, s’est mise en grève générale. Les commerçants ont entamé leurs manifestations en fermant leurs boutiques. Les forces répressives, qui tentaient d’empêcher les manifestations depuis le matin en déployant des canons à eau, des agents en civil et une vingtaine de bus de police devant le passage Alaeddin et à divers endroits du marché, ont été débordées par l’afflux massif de manifestants.

La campagne iranienne « Mardis non aux exécutions » en est à sa 102e semaine dans 55 prisons

 La cent deuxième semaine de la campagne « Non aux exécutions, les mardis » se poursuit dans un contexte où les grèves de la faim menées par les détenus dans cinquante-cinq prisons se mêlent aux manifestations de rue. Cette résistance collective est devenue un symbole fort de courage, de dignité humaine et de détermination à défendre le droit à la vie. Cent deux semaines de résistance dans des conditions extrêmement difficiles et épuisantes démontrent que, même dans les espaces les plus restreints, l’espoir peut subsister et la soif de justice ne peut être réduite au silence.

Les prisonniers politiques d’Evine aux côtés du soulèvement

 Dans une déclaration puissante venue de derrière les murs des prisons, des prisonniers politiques nommément identifiés à Evine, ainsi que trois détenus condamnés à mort, affirment ouvertement leur soutien au soulèvement en Iran et appellent les étudiants à maintenir la révolte.

Alors que les protestations continuent de se propager à travers l’Iran, des voix emprisonnées ont réussi à percer le mur de la censure et de la répression. Dans une déclaration collective, des prisonniers politiques détenus à la prison d’Evine, à Téhéran, ont affirmé leur pleine solidarité avec le soulèvement populaire. Parallèlement, trois prisonniers politiques condamnés à mort à la prison de Qezel Hesar ont adressé un message direct aux étudiants mobilisés dans les universités.

lundi 5 janvier 2026

Publication des noms de 13 autres martyrs héroïques du soulèvement national ; le nombre des martyrs atteint au moins 31

 Quatre adolescents de 14, 15 et 17 ans figurent parmi les martyrs

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) a publié ce lundi 5 janvier, à la mi-journée, après vérification et identification, les noms de 13 autres martyrs du soulèvement national du peuple iranien. Ainsi, à ce jour, les noms de 31 martyrs héroïques tombés pour la liberté ont été annoncés. Ils ont perdu la vie ces derniers jours dans les villes de Neyriz, Malekshahi, Izeh, Marvdacht, Azna, Kavar, Hafshedjan, Qom et Kermanchah, sous les tirs des pasdarans criminels et des forces de répression de Khamenei.

Manifestation à Yassoudj aux cris de « Liberté, liberté », grève des commerçants à Téhéran et Karadj, et affrontements dans Téhéran et en province

 Dans la matinée de ce lundi 5 janvier, au neuvième jour du soulèvement national, les habitants de Yassoudj sont descendus dans la rue en scandant « Liberté, liberté, liberté ».

À Téhéran, le régime a déployé des hordes d’unités spéciales dans le périmètre du bazar afin d’empêcher la formation et l’extension des manifestations, mais il s’est heurté à la résistance de la population. De nombreux commerces et centres commerciaux ont fermé. Les commerçants, aux côtés de la population, sont descendus dans la rue en scandant : « Commerçants courageux, soutien, soutien ». Parallèlement, lundi matin, les commerçants de Karadj, Gonaveh et Zarqan, dans la province de Fars, ainsi que de nombreuses autres villes, ont observé une grève et fermé leurs boutiques.

Neuvième jour de manifestations nationales en Iran

 Au neuvième jour des manifestations nationales en Iran, les rassemblements et les grèves des commerçants se sont poursuivis, et le régime iranien a de nouveau tenté de réprimer les protestations par la violence. De plus en plus de personnalités publiques, d'organisations et d'athlètes, en Iran et à l'étranger, ont apporté leur soutien aux manifestants.

Le régime iranien fait pression sur les familles des martyrs des récentes manifestations.

 Dans le dernier crime en date du régime iranien durant le soulèvement national de janvier 2026, Amir Mohammad Kouhkan, jeune entraîneur de futsal et arbitre, ancien gardien de but d'équipes de la province de Fars et entraîneur de jeunes, a été tué samedi 3 janvier au soir dans la ville de Neyriz, dans la province de Fars, après avoir été abattu directement par les forces de sécurité du régime iranien.

dimanche 4 janvier 2026

L'explosion des exécutions en Iran : la réponse du régime à la peur et à la résistance

 La forte augmentation des exécutions en 2025 révèle la crise profonde du régime clérical et son recours aux massacres pour réprimer une société contestataire.

Un examen approfondi des statistiques d'exécutions en Iran révèle bien plus que de simples chiffres. Il met au jour la logique politique, les craintes et les échecs d'un régime qui s'appuie de plus en plus sur le meurtre pour se maintenir au pouvoir.

La fin du régime des mollahs en Iran est proche.

 Au huitième jour des manifestations nationales en Iran, et malgré l'important dispositif sécuritaire déployé dans les rues de Téhéran et d'autres villes ayant connu des manifestations la semaine dernière, la grève des commerçants des bazars se poursuit.

Manifestations et affrontements au bazar de Téhéran, escarmouches dans plusieurs villes, au huitième jour du soulèvement

 Le dimanche 4 janvier 2026, huitième jour du soulèvement national, les commerçants de Téhéran se sont mis en grève et ont manifesté dans divers quartiers, notamment au marché aux tissus et au marché aux téléphones portables. Rue Saadi, Jomhouri, carrefour Jomhouri, pont Hafez, passages Alaeddin, et Tcharsu : les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes sur les jeunes et les commerçants qui scandaient « A bas le dictateur ! » et « C’est l’année du sang, Seyed Ali (Khameneï) sera renversé ! ». Les jeunes rebelles ont bloqué la rue en incendiant des poubelles et se sont affrontés avec les forces de l’ordre. Les forces de répression du régime ont procédé à de nombreuses arrestations sur les lieux, notamment rues Hafez et Jomhouri. À l’université Tarbiat Modares, les étudiants scandaient des slogans tels que « C’est l’année du sang, Seyed Ali (Khameneï) sera renversé !» et « A bas Khamenei », et criaient aux forces répressives de la milice Bassidj: « Bassidjis, foutez le camp ! »

Iran : Massacres à Malekshahi, panique chez Khamenei

 Le samedi 3 janvier 2026, le soulèvement national en Iran a atteint un point critique. Entrés dans leur septième jour consécutif, les protestations se sont transformées en une révolte généralisée contre la dictature religieuse. La stratégie calculée du régime, qui consistait à utiliser un jour férié de quatre jours pour freiner la mobilisation populaire, a manifestement échoué. Au lieu de s’apaiser, les troubles se sont intensifiés, s’étendant de la capitale aux provinces, caractérisés par une nette escalade de la violence d’État et une intrépidité croissante au sein de la population.

Noms de 10 autres martyrs glorieux du soulèvement national ; le nombre de martyrs atteint au moins 18

 Crime barbare du régime à Malekshahi (Ilam) : de nombreux morts et blessés parmi la population

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) publie les noms de dix autres martyrs du soulèvement national du peuple iranien, qui ont donné leur vie pour la liberté. Ainsi, à ce jour, les noms de 18 martyrs éminents du soulèvement ont été rendus publics.

samedi 3 janvier 2026

La répression sanglante du soulèvement de janvier 2026

 La survie du régime au prix d'un bain de sang

Le soulèvement national, qui a débuté le 28 décembre 2025 en réaction à la misère extrême et au pillage systématique des richesses publiques, a une fois de plus révélé au monde entier la véritable nature du régime iranien. Les événements de ces derniers jours prouvent que la dictature religieuse ne connaît aucune limite morale ou légale dans sa quête du pouvoir. Le régime iranien a démontré qu'au lieu d'entendre les cris de la faim et la revendication de souveraineté du peuple, il ne répond que par la torture, la répression et la violence. Ce régime est prêt à transformer les rues des villes en bains de sang plutôt que de céder aux demandes les plus élémentaires de la population, car il perçoit toute concession comme synonyme de son effondrement total.

Rapport mensuel du ministère des Ressources humaines de l'Iran – décembre 2025

 Le mois de décembre 2025 a été marqué par une vague grave et croissante de violations des droits humains en Iran, caractérisée par un nombre alarmant d'exécutions, la répression continue des dissidents politiques et des conditions de détention inhumaines. L'Observatoire iranien des droits de l'homme (Iran HRM) a recensé au moins 376 exécutions, dont 10 femmes, durant cette période. Le pouvoir judiciaire du régime a intensifié le recours à la peine de mort comme instrument de répression politique, notamment contre les personnes accusées d'appartenir à des groupes d'opposition, en particulier l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI/MEK).

Mahshad Kashani de nouveau arrêtée à Chaharbagh, à Ispahan, en pleine vague de manifestations nationales

 Mahshad Kashani, étudiante universitaire et ancienne prisonnière politique, a été arrêtée le mercredi 31 décembre 2025 dans le quartier de Chaharbagh à Ispahan , selon des informations relayées par les réseaux sociaux.

Elle avait déjà été détenue dans une autre affaire et condamnée à une peine d'emprisonnement, mais la date d'exécution de son verdict définitif n'était pas encore arrivée.

Soulèvement en Iran au 6e jour : Les manifestations s’étendent aux quartiers de Téhéran, des funérailles dégénèrent en affrontements dans les provinces

 Le 2 janvier 2026, au sixième jour consécutif de manifestations à travers l’Iran, la dynamique du mouvement a connu un changement significatif. Ce qui avait commencé en début de semaine comme un cri de ralliement économique dans le Grand Bazar de Téhéran, déclenché par l’effondrement de la monnaie nationale et l’inflation galopante, s’est transformé en une confrontation explosive dans les quartiers résidentiels et les capitales provinciales du pays.

Des prisonniers politiques apportent leur soutien aux commerçants protestataires et au soulèvement iranien

 Des messages en provenance des prisons de Qezel Hesar et d'Evin témoignent de la résistance contre la dictature et de la solidarité avec les manifestations nationales.

Alors que les manifestations et les grèves des commerçants et des syndicats continuent de se propager à travers l'Iran, deux prisonniers politiques – Asadollah Hadi, détenu à la prison de Qezel Hesar, et Shahin Zoghi Tabar, détenu à la prison d'Evin – ont publié des messages distincts exprimant leur solidarité avec le soulèvement et condamnant fermement le régime iranien. Leurs déclarations témoignent d'une convergence plus large entre les manifestations de rue et les voix de la résistance émanant des prisons iraniennes.

vendredi 2 janvier 2026

Six femmes transférées à la prison d’Evin, une adolescente arrêtée à Yassoudj

 Alors que la répression des manifestations nationales se poursuit, six femmes arrêtées lors de manifestations à Téhéran ont été transférées au quartier des femmes de la prison d’Evin le mercredi soir 31 décembre 2025, après avoir passé une journée dans des centres de détention des forces de sécurité.

Des dizaines de manifestants arrêtés lors des manifestations nationales en Iran

 Six jours après le début des manifestations à travers l'Iran, les forces de sécurité du régime ont arrêté des dizaines de manifestants dans plusieurs villes. À ce jour, aucun chiffre précis concernant le nombre de personnes détenues n'a été communiqué.

Parallèlement, Mansour Saleki, adjoint politique, social et sécuritaire du gouverneur de Malard, ville de la province de Téhéran, a annoncé jeudi 1er janvier l'arrestation de 30 personnes, les qualifiant de perturbateurs de l'ordre public.

Noms de 8 martyrs du soulèvement national, dont un adolescent de 15 ans

 L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran a publié aujourd’hui, 2 janvier 2026, les noms de 8 martyrs du soulèvement national du peuple iranien contre le fascisme religieux au pouvoir en Iran, tués les 31 décembre 2025 et 1er janvier 2026 dans les villes de Fouladchahr, Kouhdacht, Lordegan, Azna et Marvdacht par les Gardiens de la révolution et les forces répressives de Khamenei.

Des étudiantes arrêtées à l'université Melli et à l'université de Téhéran ; des manifestantes aspergées de gaz poivré à Ispahan

 Le mercredi 31 décembre 2025, quatrième jour des manifestations nationales en Iran, le soulèvement entra dans une nouvelle phase, marquée par la convergence croissante entre les manifestations populaires et le mouvement étudiant . Cette convergence entraîna une descente des forces de sécurité dans la résidence universitaire des étudiantes de l'université Melli (Beheshti) et l'arrestation d'un grand nombre de militants étudiants. 

Les prisonniers politiques d'Evin se joignent au soulèvement tandis que les condamnés à mort saluent les étudiants manifestants.

 Dans une déclaration forte faite depuis les murs de leur prison, des prisonniers politiques d'Evin et trois détenus condamnés à mort se rallient ouvertement au soulèvement iranien et appellent les étudiants à soutenir la révolte.

Alors que les manifestations continuent de se propager à travers l'Iran, des voix se sont élevées derrière les murs des prisons du régime, bravant la censure et la répression. Dans une déclaration collective, des prisonniers politiques détenus à la prison d'Evin, à Téhéran, ont exprimé leur pleine solidarité avec le soulèvement. Parallèlement, trois prisonniers politiques condamnés à mort à la prison de Qezel Hesar ont adressé un message direct aux étudiants protestataires.

De l'effondrement économique au soulèvement populaire : pourquoi l'Iran a atteint un point de non-retour

 Alors que l'implosion économique se conjugue à la paralysie politique, le système dirigeant iranien est confronté aux conséquences inévitables de décennies de coercition, de répression et de défaillance systémique.

Fin 1989, Mikhaïl Gorbatchev prononçait une phrase qui allait bientôt se révéler prophétique pour l'Union soviétique : l'économie s'était effondrée et il n'y avait plus rien à faire. En peu de temps, la désintégration économique, conjuguée à l'épuisement politique, déclencha une vague de contestation sociale massive qui précipita la chute du système. Aujourd'hui, en Iran, la même trajectoire se déroule avec une clarté saisissante.

Les médias internationaux braquent les projecteurs sur le soulèvement national en Iran, alors que les manifestations s'intensifient.

 Les médias internationaux font état d'une escalade des manifestations, des grèves et des affrontements à travers l'Iran, soulignant une profonde détresse économique, la répression politique et un régime qui peine à contenir les troubles à l'échelle nationale.

Alors que les manifestations continuent de s'étendre à travers l'Iran, les médias internationaux se concentrent de plus en plus sur l'ampleur, la profondeur et l'intensité des troubles, dépeignant un pays en proie au désespoir économique, à la répression politique et à une contestation croissante du pouvoir en place.

Les manifestations dans les bazars iraniens s'étendent, les revendications économiques se politisant.

 Le quotidien français Le Monde a écrit dans un article que les manifestations qui ont pris forme en Iran ces derniers jours sont directement liées à la forte baisse de la valeur du rial et à la flambée des prix, et qu'elles dépassent désormais le cadre de revendications purement économiques.

L'une des caractéristiques marquantes de cette vague de protestations est la présence active des commerçants des bazars et de segments du cœur de l'économie du pays, un groupe qui joue habituellement un rôle décisif dans la stabilité économique et sociale.

Contrairement aux prévisions, les manifestations en Iran se sont étendues après la guerre de 12 jours.

 Le comité de rédaction du Wall Street Journal , un grand quotidien américain, a écrit dans un article que, contrairement aux prédictions de nombreux experts qui pensaient qu'une attaque militaire contre les installations nucléaires iraniennes entraînerait une solidarité publique avec les autorités au pouvoir, les récents développements ont montré une trajectoire différente.

L'article, publié le mercredi 31 décembre au soir, indique que quelques mois seulement après les attaques israéliennes et américaines lors de la guerre de 12 jours, plusieurs villes d'Iran ont été le théâtre de manifestations de rue de citoyens.

jeudi 1 janvier 2026

Poursuite des protestations et des heurts avec les forces répressives en Iran pour le 5e jour consécutif

 • Deux manifestants tués à Lordegan par des tirs des forces répressives

• L’agence Fars des Gardiens de la révolution : les bâtiments de la Fondation des martyrs, du Mosalla, du gouvernorat, de l’appareil judiciaire ainsi que plusieurs banques de Lordegan ont été lourdement endommagés

Dans la matinée du 1er janvier, au cinquième jour du soulèvement national, des manifestations et des affrontements ont opposé la population aux forces répressives à Téhéran et dans de nombreuses villes, notamment à Lordegan, Marvdacht, Kermanchah, Delfan et Arak.