vendredi 9 janvier 2026

Un grand nombre de manifestants tués dans plusieurs villes, surtout à Téhéran et Karadj, jeudi soir, 12e jour du soulèvement

 • Menaces de Khamenei et d’autres dirigeants du régime : « nous ne reculerons pas »

• Protestations populaires à Zahedan vendredi aux cris de « À bas Khamenei »
• L’ennemi reconnait manquer d’agents à Ispahan

Selon les informations venues de divers points du pays, un grand nombre de participants au soulèvement ont été tués par les forces de répression dans plusieurs villes, en particulier à Téhéran et dans sa périphérie, dans la nuit de jeudi. Des actes qui constituent sans aucun doute un crime caractérisé contre l’humanité.

Le 8 janvier, à Fardis, dans la ville de Karadj (quartier de Siah-Nouch), les forces de répression ont commis un massacre en ouvrant le feu à balles réelles sur la population. Dans un cas, au moins dix jeunes ont été tués ou blessés, leurs corps gisant à terre. Le régime a totalement coupé les communications afin de dissimuler l’ampleur de ce carnage. Les noms des martyrs seront annoncés après vérification et identification.

Khamenei, le tyran, terrifié par l’extension du soulèvement national, dans une déclaration empreinte de panique et concomitante à la coupure d’Internet, a qualifié dans la matinée du 9 janvier les insurgés de «saboteurs » et a averti que le régime « ne reculerait pas ». Dans la foulée, le secrétariat du Conseil suprême de sécurité nationale a publié un communiqué affirmant que les forces sécuritaires et judiciaires « n’auront aucune complaisance » envers les manifestants.

Ali Salehi, gouverneur criminel de Téhéran, a déclaré :« Quiconque participe à ces rassemblements agit réellement dans le camp de l’ennemi et dans le sens de ses objectifs. Nous agirons avec fermeté contre ces individus. Nos forces militaires, policières et sécuritaires sont sur le terrain, et ceux qui sont arrêtés seront traités avec fermeté et dans les plus brefs délais. » (Canal Telegram de la radio-télévision du régime – 9 janvier 2026)

Ce vendredi 9 janvier, à Zahedan, de courageux baloutches, femmes et hommes, sont descendus dans la rue aux cris de « À bas Khamenei » et « De Zahedan à Téhéran, je donne ma vie pour l’Iran ». Les forces de répression ont riposté par des tirs de gaz lacrymogène et de balles de plomb, faisant plusieurs blessés.

Des communications radio de la police, révélées par l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), révèlent l’état de déroute de l’ennemi. Elles montrent que, lors de l’assaut mené par la population et les jeunes insurgés contre la radio-télévision du régime à Ispahan, les chefs des forces répressives criaient : « Nous n’avons pas d’hommes », réclamant de l’aide. Le centre leur ordonnait néanmoins d’affronter coûte que coûte la population.

Déjà, le 7 janvier, à Boroudjerd, un commandant de police affolé avait ordonné, pour se protéger de la colère populaire, de transférer les équipements sur les toits et de tirer sur la foule, criant : « Pas d’hésitation, tirez ! »

Selon des informations fiables, le nombre d’arrestations ces derniers jours se chiffre à plusieurs milliers. Les centres de détention des pasdarans, de la police, du ministère du Renseignement et les caches sont saturés, révélant la panique de l’appareil répressif. À Téhéran, 650 mises en examen avaient déjà été ouvertes il y a deux jours, et la majorité des détenus restent dans une situation indéterminée et dans des conditions très graves.

L’Association Humanitaire appelle une nouvelle fois les Nations unies et leurs États membres, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU ainsi que l’Union internationale des télécommunications (UIT) à condamner fermement ces massacres barbares et à prendre d’urgence des mesures pour lever le « blocus cybernétique», afin de garantir l’accès libre du peuple iranien à Internet.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire