Maryam Radjavi : les jeunes insurgés, en défendant les manifestants, n’ont pas permis d’étouffer les flammes du soulèvement ; ils ont démontré leur détermination à vaincre le régime
Le samedi 10 janvier, au quatorzième jour du soulèvement national, les villes d’Iran ont été le théâtre de la poursuite de la mobilisation du peuple et des jeunes insurgés pour le renversement du régime des mollahs. Jusqu’à l’après-midi de samedi, l’ampleur du soulèvement s’étendait à au moins 190 villes.
Outre les rassemblements du matin et de la mi-journée, selon les informations reçues jusqu’à 19 heures, à la tombée de la nuit, des habitants de nombreux quartiers de Téhéran, se sont rassemblés et ont manifesté en scandant « A bas le dictateur », notamment Chahrara, Shahrak-e Gharb, Pounak, Saadat-Abad, Sattar-Khan, Jannat-Abad, Heravi, Pol-e Roumi et Ariashahr, Dans certaines zones, les forces de répression ont attaqué la population à coups de gaz lacrymogène.
Parallèlement, à Karadj, Aligoudarz, Ispahan, Chiraz, Chahrekord, Sanandaj, Qazvine, Qom, Racht, Bouchehr et Nichapour, les manifestants sont descendus dans la rue en scandant « A bas Khamenei» et « A bas le tyran, qu’il soit chah ou mollah ». À Ispahan, la foule à Tchaharbagh-e Bala ne cessait de grossir. À Ma’ali-Abad de Chiraz, les forces spéciales ont attaqué la population avec des gaz lacrymogènes.
Dans le quartier de Darreh-Derij à Kermanchah et à Guilan-e Gharb, les affrontements et courses-poursuites entre les jeunes insurgés et les pasdarans épaulés par les unités brutales des forces spéciales, entamés la nuit précédente, se sont poursuivis jusqu’au matin.
Samedi matin, des étudiants ont manifesté à l’Université des sciences et technologies de Téhéran ainsi qu’à l’Université de Yazd.
En Azerbaïdjan oriental, à Tabriz, la population a manifesté au carrefour Shahnaz en scandant «L’Azerbaïdjan a trouvé sa voie, il a rejeté les mollahs et la monarchie ».
Dans la province du Khouzistan, la ville d’Izeh a été, dans la nuit de vendredi à samedi, le théâtre de combats généralisés. Les jeunes insurgés ont entièrement pris le contrôle du bâtiment du Croissant-Rouge, transformé en lieu de rassemblement et de stockage de matériel des forces de répression, et l’ont incendié avec les véhicules et équipements qui s’y trouvaient. La majorité des bases de la milice du Bassidj, le séminaire religieux, ainsi que les banques du régime ont été détruits par les jeunes insurgés. Au cours de ces affrontements, plusieurs habitants d’Izeh ont été tués.
Dans la province de Khorassan-Razavi, vendredi soir à Machhad, les jeunes insurgés ont attaqué des postes de police dans les zones de Touss, Tabarsi et Vakil-Abad, détruisant les caméras de surveillance et les équipements de l’ennemi. À Vakil-Abad, des bus utilisés pour le déploiement des forces spéciales ont été incendiés.
Dans la province de Fars, Chiraz a été le théâtre de violents affrontements. À Ma’ali-Abad, les agents ont tiré à balles réelles sur la population. À Darvazeh Saadi, les jeunes insurgés ont bloqué les axes de renfort des forces ennemies en allumant des feux.
Aujourd’hui, le procureur général du régime a déclaré que « les parquets doivent, avec précision et sans délai, engager des poursuites et préparer le jugement et une répression sévère contre les individus qui, en trahissant la nation et en créant l’insécurité, œuvrent à la domination des étrangers sur le pays. Les procédures doivent être menées sans indulgence, sans clémence ni complaisance… Tous les auteurs de ces actes sont des ennemis de Dieu. Ils ne doivent pas prétendre avoir été trompés, car les avertissements nécessaires concernant les objectifs de l’ennemi leur ont été donnés».
Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), s’adressant aux jeunes insurgés artisans du soulèvement à travers tout l’Iran, qui ont fait trembler le sol sous les pieds de Khamenei, a déclaré que ces jeunes, au cours des deux dernières semaines, en défendant les manifestants au prix de leur vie, n’ont pas permis au régime d’étouffer les flammes du soulèvement. Elle a ajouté que le peuple et les jeunes, au cours de cette révolte, aux cris de « A bas le dictateur » et « Cette année est une année de sang, Seyed Ali [Khamenei] sera renversé », ont exprimé leur détermination à la victoire finale contre le fascisme religieux.

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