mardi 13 janvier 2026

Le soulèvement national en Iran s'étend à 207 villes ; le moral des manifestants reste élevé malgré la répression sanglante.

 Le mardi 13 janvier 2026, le soulèvement national iranien entrait dans sa troisième semaine, touchant au moins 207 villes et 413 localités à travers le pays. Malgré une répression sanglante et un nombre élevé de victimes , le moral des manifestants restait intact. Les manifestations se sont poursuivies tard dans la nuit et leur ampleur ne cessait de croître.

En 24 heures, le lundi 12 janvier, des villes comme Téhéran, Ispahan, Ahvaz, Kermanshah, Kerman, Marvdasht, Sanandaj, Izeh et Meshkan ont été le théâtre d'intenses affrontements entre des jeunes manifestants et les forces de sécurité.

À Téhéran, plusieurs quartiers, dont la rue Bahar, Sadeghieh, Nezamabad, Punak, Elahieh et l'avenue Kargar, ont été le théâtre de manifestations et d'affrontements directs avec les forces spéciales de police. Des slogans tels que « Mort à Khamenei » et « Déshonorant ! Déshonorant ! » ont résonné dans les rues.

Des manifestations se poursuivent à Téhéran (des quartiers nord jusqu'à Ashrafi Esfahani et Behesht-e Zahra), Ispahan, Karaj, Meshkan (province de Fars), Ilam, Kermanshah, Ahvaz, Hamedan, Qom, Mashhad, Shiraz et Tabriz. Les principaux slogans continuent de viser directement le chef du pouvoir.

À Meshkan, dans la province de Fars, lundi 12 janvier au soir, des manifestants se sont rassemblés en scandant « Mort à Khamenei », et lors des affrontements qui ont suivi, une camionnette appartenant aux forces de sécurité a été incendiée.

Les tentatives du régime d'organiser des contre-manifestations progouvernementales ont échoué ; les images diffusées par les médias affiliés à l'État témoignent elles-mêmes de l'échec et de la faillite de ces manifestations orchestrées.

À Ispahan, le bazar principal a été complètement fermé le lundi 12 janvier, tandis qu'à Rasht, une grève des marchés se poursuivait, plaçant de fait la ville sous un état de loi martiale non déclaré à partir de l'après-midi.

Les familles des victimes se sont rassemblées jusque dans le cimetière de Behesht-e Zahra, scandant des slogans de protestation et transformant le lieu en un nouveau point de ralliement pour la contestation.

Le régime clérical a eu recours à des mesures d'urgence pour tenter de contenir la vague de protestations grandissante. L'ordre d'évacuer immédiatement les résidences universitaires de Téhéran pour dix jours, ainsi que la décision de passer les examens de l'université d'Urmia en ligne, soulignent la profonde préoccupation du régime quant au rôle crucial des campus universitaires dans le maintien du soulèvement populaire.

Entre-temps, NetBlocks a signalé que l'Iran était de facto hors ligne depuis plus de 120 heures. Cette mesure délibérée, qui a coupé l'accès à Internet fixe et mobile ainsi qu'aux services téléphoniques, a fortement entravé les reportages indépendants sur la répression et les massacres de civils.

Des informations en provenance de Téhéran décrivent également des raids menés par les forces de sécurité dans des quartiers et des maisons privées, ainsi que la confiscation d'antennes paraboliques, une mesure qui rappelle les répressions massives des décennies précédentes.

Dans ces conditions, malgré les coupures de communication et la pression croissante, le soulèvement national se poursuit, porté par des slogans dénonçant ouvertement la dictature au pouvoir.

Source : CNRI Femmes 

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