mardi 13 janvier 2026

Massacre politique en Iran : 3 000 manifestants tués et risque imminent d’exécutions massives

 Le soulèvement populaire iranien, qui a débuté le 28 décembre 2025, a atteint un point critique en termes d'ampleur de la répression à la fin de sa deuxième semaine. Le régime de la République islamique a entamé une nouvelle phase de confrontation contre la volonté collective du peuple, en combinant « terrorisme numérique » et « ordres explicites de répression ». Ce rapport documente comment ces ordres ont abouti à un massacre, à des crimes systématiques et perpétrés par l'État contre l'humanité, créant une chaîne d'atrocités allant des rues aux pendaisons.

1. Mandats étatiques pour les massacres de masse : Preuve d’intention criminelle dans la commission de crimes contre l’humanité

Les documents et preuves officiels confirment un plan délibéré et une chaîne de commandement directe, prouvant que le massacre et la répression des manifestants ne sont pas accidentels, mais constituent une politique d'État définitive, dictée par les plus hautes sphères du pouvoir :

  • Décret d'Ali Khamenei (9 janvier 2026) : Dans un discours officiel prononcé à Qom, il a qualifié les manifestants de « mercenaires » et d'« éléments nuisibles », déclarant explicitement : « Il ne doit y avoir aucun recul face aux vandales… les forces de sécurité doivent être présentes sur le terrain avec tous les pouvoirs nécessaires. » (Source : Agence de presse IRNA et site web Khamenei.ir)
  • Directive judiciaire de Gholam-Hossein Mohseni-Ejei (9 janvier 2026) : Immédiatement après le discours du Guide suprême, le chef du pouvoir judiciaire a ordonné aux juges : « Prononcez des peines dissuasives et les sanctions les plus sévères avec la plus grande fermeté, sans aucune clémence légale. » (Source : Agence de presse Mizan)
Des cadavres de manifestants à Kahrizak

2. Étranglement sur Internet : Créer une « zone de mort » et aveugler le monde pour garantir l’impunité

En imposant une coupure totale d'Internet à l'échelle internationale, le régime iranien est entré de facto dans une phase d'« opérations d'extermination ». Bien plus qu'une simple censure, cet acte constitue un effort systématique pour aveugler la communauté internationale et éliminer les témoins, permettant ainsi aux forces répressives de massacrer les manifestants dans un « trou noir informationnel » où la communauté internationale est totalement absente, sans craindre de poursuites judiciaires ni de documentation. Ce blocus absolu transforme le territoire iranien en une « zone de mort », où le régime peut exécuter les actes sanglants du 9 janvier en toute impunité, sachant qu'il échappera à toute responsabilité internationale.

Dernier avertissement : Blocus total des communications et déclaration de guerre à la vérité. Les rapports de terrain d'hier soir (11 janvier) confirment que le régime iranien, suite à l'échec du brouillage des signaux satellitaires, a utilisé une technologie de guerre électronique avancée pour couper complètement l'accès à Internet par satellite (Starlink). Au-delà d'une simple mesure de sécurité, cet acte souligne la sinistre intention de la République islamique de mettre en œuvre les ordres de Khamenei d'un « massacre absolu et sanglant » sous le voile noir de la coupure d'Internet. En bloquant la dernière fenêtre par laquelle le peuple iranien pouvait communiquer avec le monde, le régime a de fait orchestré un « abattoir silencieux ». Ce siège numérique total est indissociable d'une stratégie criminelle visant à transformer l'Iran en un « champ de bataille obscur », où les escadrons de la mort FARAJA et des Gardiens de la révolution peuvent opérer avec une brutalité maximale, s'assurant que les cris des victimes restent inaudibles et non documentés.

Des cadavres de manifestants à Kahrizak

3. L'ordre de massacre dans 195 villes : documentation probante des crimes contre l'humanité et des massacres politiques perpétrés sous le commandement d'Ali Khamenei

Les documents recueillis auprès de sources du ministère iranien des Ressources humaines, notamment des données de terrain provenant d'hôpitaux, de cimetières et de sources crédibles dans 195 villes, confirment un massacre ciblé et de grande ampleur qui remplit tous les critères juridiques du crime d'extermination. Sur la base de ces éléments, le nombre de morts entre le 28 décembre et le 11 janvier a dépassé les 3 000. C'est dans les provinces de Téhéran, du Kurdistan, d'Azerbaïdjan occidental, du Sistan-et-Baloutchistan (Zahedan) et du Khuzestan que l'on a recensé le plus grand nombre de victimes.

L'ampleur des pertes humaines dans ce laps de temps très court révèle un mode opératoire criminel qui ne peut être mis en œuvre que par un commandement centralisé et le déploiement d'armements de guerre contre des civils. De plus, la diffusion par le régime des images des corps des victimes et sa tentative de rejeter la faute sur l'opposition ne relèvent pas d'une erreur médiatique, mais d'un protocole de dissimulation délibéré visant à soustraire le dirigeant (Khamenei) à toute responsabilité pénale. Ces éléments démontrent que nous n'assistons pas à des incidents isolés, mais à un massacre politique organisé, destiné à l'élimination physique des manifestants.

4. Exécutions sommaires ; le transfert du massacre des rues aux cellules d'isolement

Profitant de l’inaction de la communauté internationale, la dictature religieuse iranienne a activé sa machine à exécutions à une échelle sans précédent. L’objectif de ces exécutions est de mettre en œuvre une stratégie visant à instaurer une terreur collective, à briser la résilience des familles et à détourner l’attention du public du soulèvement vers les pendaisons. Ces exécutions, qui ont lieu en moyenne toutes les 2,5 heures, constituent désormais un complément à l’ordonnance de répression du 9 janvier.

La machine à exécuter du régime s'est accélérée à un rythme sans précédent pour consolider sa « stratégie de terreur ». Cette composante de l'atrocité repose sur trois piliers principaux :

  1. Exécutions politiques : Prononcer des condamnations à mort contre des manifestants détenus sous des accusations fabriquées de toutes pièces de « Moharebeh » (Inimitié envers Dieu) et d’« Effsad-fel-Arz » (Corruption sur Terre).
  2. Cibler les femmes : utiliser la peine capitale contre les figures féminines de proue du soulèvement pour briser les symboles de la résistance.
  3. Violation fondamentale du droit à la vie : privation arbitraire de la vie par le biais de procès sommaires de quelques minutes.

D'un point de vue juridique, ces exécutions ne relèvent pas de procédures judiciaires, mais d'« exécutions extrajudiciaires systématiques ». Compte tenu de la privation totale du droit à un procès équitable et à une défense légale, ces condamnations à mort constituent, en réalité, la continuation de l'« ordre d'extermination » promulgué par Ali Khamenei. L'exécution précipitée de ces peines représente un crime contre l'humanité manifeste ; le régime a instrumentalisé l'« institution judiciaire » pour perpétrer des massacres et éliminer physiquement les dissidents politiques.

Déchargement des corps de manifestants de camions frigorifiques

Statistiques d'exécution du 28 décembre 2025 au 10 janvier 2026 :

  • 28 décembre : Exécution de 9 prisonniers à Arak, Tabriz, Ardabil, Semnan, Qom, Bandar Abbas, Borujerd et Qazvin.
  • 29 décembre : Exécution de 18 prisonniers à Tabriz, Sari, Qazvin, Qom, Hamadan, Neyshabur, Gorgan, Zanjan, Ispahan, Dorud, Saveh, Kerman et Kashan.
  • 30 décembre : Exécution de 10 prisonniers à Semnan, Jiroft, Yazd, Borazjan, Ilam, Khaf, Birjند, Bam et Ahvaz.
  • 31 décembre : Exécution de 17 prisonniers à Ardabil, Qezel Hesar (Karaj), Malayer, Mahabad, Damghan, Chabahar, Shiraz, Mashhad, Bushehr, Kashmar, Shahrekord, Rasht et Sabzevar.
  • 1er janvier : exécution de 9 prisonniers à Taybad, Bojnurd, Ferdows, Sari, Mahshahr, Ispahan, Behbahan et Bukan.
  • 2 janvier : exécution de 5 prisonniers à Kashmar, Esfarayen, Nowshahr, Quchan et Sanandaj.
  • 3 janvier : Exécution de 3 prisonniers à la prison d'Adel-Abad, à Shiraz.
  • 4 janvier : Exécution de 16 prisonniers à Arak, Tabriz, Bandar Abbas, Qazvin, Qom, Semnan, Borujerd, Ardabil, Khorramabad, Karaj, Aligudarz, Kermanshah, Dezful, Hamadan et Nahavand.
  • 5 janvier : Exécution de 11 prisonniers à Neyshabur, Dorud, Zanjan, Kashan, Saveh, Ispahan, Bam, Yazd, Gorgan et Kerman.
  • 6 janvier : Exécution de 14 prisonniers, dont Tayyebeh Hekmat (la première femme exécutée en 2026), à Ilam, Birjand, Khaf, Jiroft, Borazjan, Ahvaz, Rasht, Zanjan, Semnan, Tabriz et Kashan.
  • 7 janvier : Exécution d'Ali Ardestani pour espionnage et de 17 autres prisonniers, dont Soheila Azizi (la deuxième femme exécutée en 2026), à Qezel Hesar, Kerman, Mahabad, Yazd, Mashhad, Shiraz et autres.
  • 8 janvier : Exécution de 10 prisonniers à Bukan, Ahvaz, Ferdows, Behbahan, Bandar Abbas, Mahshahr, Bojnurd, Sari et Taybad.
  • 9 janvier : Exécution de 2 prisonniers à la prison de Dezful.
  • 10 janvier : Exécution d'un prisonnier à la prison de Taybad.

Nombre total d'exécutions en 15 jours : 143 prisonniers (en moyenne une exécution toutes les 2,5 heures).

5. Disparitions forcées et torture systématique : la détention de plus de 3 000 manifestants dans un contexte de black-out informationnel.

Lors du récent soulèvement, le régime iranien a arbitrairement détenu plus de 3 000 personnes dans 195 villes. Selon des informations provenant de sources du ministère iranien des Ressources humaines, des transferts massifs de détenus vers des centres de détention secrets et des entrepôts de sécurité font état de disparitions forcées. En coupant les prisonniers de leurs familles et de leurs avocats, le régime a ouvert la voie à des actes de torture brutaux visant à extorquer des aveux. Ces arrestations massives ne constituent pas de simples opérations de police, mais un crime organisé contre la sécurité humaine, conçu pour paralyser la société et alimenter la propagande des médias d'État.

Du point de vue du droit international, la détention de 3 000 personnes dans des centres de détention non officiels, sans procédure régulière, constitue un crime contre l’humanité manifeste. Ce nombre d’arrestations arbitraires, associé à la privation délibérée des droits fondamentaux à un procès équitable, démontre la volonté du régime d’éliminer physiquement et psychologiquement une génération de manifestants. Les auteurs de ces arrestations et les tortionnaires en poste dans des centres secrets relèvent directement de la chaîne de commandement des crimes contre l’humanité.

L'horreur de cette situation est aggravée par les récentes déclarations incendiaires de Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, chef du pouvoir judiciaire. En qualifiant les détenus d'« éléments hostiles et d'agents étrangers », il a explicitement ordonné aux juges de « prononcer des peines dissuasives [la peine de mort] sans aucune clémence et dans les plus brefs délais ». Cet ordre direct émanant de la plus haute autorité judiciaire équivaut à un feu vert pour un nouveau massacre. Face à ces directives, le monde est désormais confronté à la menace imminente d'un « massacre de 3 000 détenus », un crime qui reproduirait le carnage de 1988 à une échelle bien plus vaste et catastrophique.

Plus catastrophique encore, une part importante de ces 3 000 détenus est composée d'enfants et de mineurs de moins de 18 ans. En transférant ces enfants dans des centres de détention et en les soumettant à la torture, le régime iranien est entré de facto dans une phase d'« exécution judiciaire d'enfants ». Compte tenu du mandat d'Ejei pour prononcer des condamnations à mort sans clémence, des centaines d'enfants et d'adolescents sont en danger imminent d'exécution. Il s'agit non seulement d'une violation flagrante de la Convention relative aux droits de l'enfant, mais aussi d'une tache indélébile pour la conscience de la communauté internationale. Le régime se prépare au massacre de centaines de manifestants mineurs et de jeunes détenus, cherchant à assurer sa fragile survie en versant le sang de ces derniers.

5. Conditions de détention critiques : isolement absolu et ingénierie des massacres secrets

D’après des informations vérifiées de l’« Iran Human Rights Monitor », le 9 janvier 2026, date coïncidant avec le décret général de répression, le régime a totalement coupé les communications téléphoniques dans les prisons du pays. Cet état de détention au secret est un prélude à une catastrophe humanitaire.

Objectifs stratégiques du black-out informationnel :

  • Répression sanglante des révoltes internes : Empêcher la fuite d'informations concernant les soulèvements dans les prisons, comme la révolte de la prison de Dizel-Abad à Kermanshah (10 janvier), déclenchée par la vague d'exécutions.
  • Dissimulation de la torture et des atrocités : Création d’une « zone de sécurité » permettant aux interrogateurs d’infliger des tortures brutales et de procéder à des exécutions secrètes sans contrôle civil ni notification aux familles.
  • Défense juridique paralysante : la privation absolue d’accès à un avocat et à la famille annule de fait le droit à la défense, plaçant les détenus dans un état de « disparition forcée à moyen terme ».

Violation des normes internationales et des Règles Nelson Mandela : Ces actions constituent une violation flagrante des « Règles Nelson Mandela » (Règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus) et des articles 3, 5 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. En transformant les prisons en « cachots isolés », le régime viole délibérément le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (articles 9, 10 et 12). Compte tenu des directives récentes d’Ejei, cet isolement total ne sert qu’un seul but : la préparation technique du massacre de plus de 3 000 détenus.

6. Action internationale urgente : Alerte rouge pour mettre fin au génocide politique en Iran

Ce qui se déroule actuellement est un « crime systématique contre l'humanité », initié sur ordre direct d'Ali Khamenei, orchestré judiciairement par Mohseni-Ejei (chef du pouvoir judiciaire) et exécuté par les machines à tuer du CGRI et de FARAJA.

Avec 3 000 martyrs et plus de 3 000 détenus recensés, le monde est confronté à un « grand massacre » visant à anéantir une génération de manifestants. Le silence face à ce crime systématique contre l’humanité équivaut à de la complicité. La communauté internationale a le pouvoir de mettre fin à ce carnage et à ces tortures ; il est temps d’en avoir la volonté.

Appel urgent à la responsabilité mondiale : un impératif moral d’agir

  1. Saisine immédiate du Conseil de sécurité de l'ONU : reconnaissance formelle du « décret du 9 janvier » comme preuve concluante de l'intention de commettre un génocide politique et des crimes contre l'humanité.
  2. Halte à la machine à exécuter : pression diplomatique sans précédent et globale pour annuler les condamnations à mort des 3 000 détenus qui risquent un massacre imminent sous les directives d’Ejei.
  3. Intervention pour briser le siège des prisons : envoi immédiat d'une mission internationale d'enquête dans les 195 villes et centres de détention secrets touchés afin de sauver la vie des personnes victimes de disparition forcée.
  4. Juridiction universelle : Délivrance de mandats d’arrêt internationaux contre Ali Khamenei, Mohseni-Ejei et les commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique en tant que principaux architectes de ce massacre.
  5. Mettre fin au siège numérique : Fournir immédiatement un accès internet par satellite pour briser le blocus numérique et amplifier la voix d’une population piégée dans une « zone de mort » sans communication.

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