Exécutions
En novembre 2024, au moins 152 personnes ont été exécutées dans différentes prisons d’Iran en violations des droits humains. Parmi elles se trouvaient des personnes issues de communautés marginalisées, dont 20 Baloutches iraniens, 18 Kurdes iraniens, 12 Afghans et un prisonnier juif kurde.
Répartition des exécutions par catégorie
Hommes exécutés en prison : 143
Hommes exécutés en public : 1
Femmes exécutées en prison : 4
Enfants délinquants exécutés en prison : 4
Femmes exécutées
Sans nom : Accusée de meurtre, exécutée le 7 novembre à la prison centrale de Rasht.
Mahrokh Khani : Exécutée le 10 novembre à la prison centrale de Tabriz pour des accusations liées à la drogue.
Sans nom : Accusé de meurtre, exécuté le 13 novembre dans la prison de Ghezel Hesar.
Fariba Maleki Shiravand : Exécutée le 24 novembre à la prison centrale de Khorramabad.
Enfants délinquants exécutés
Soleiman Abbaspour (21 ans) : Exécuté le 2 novembre à la prison centrale de Zanjan pour meurtre.
Amirhossein Rostami Bataghi (23 ans) : Citoyen kurde, exécuté le 21 novembre à la prison centrale de Hamedan pour des accusations liées à la drogue.
Reza Shirzehi (Naroui) (24 ans) : Citoyen baloutche, exécuté le 27 novembre à la prison de Ghezel Hesar pour meurtre.
Esmail Barghazai (18 ans) : Citoyen afghan, exécuté le 28 novembre à la prison centrale de Yazd pour meurtre.
Exécution publique
Mohammad Ali Salamat : Exécuté le 12 novembre à Hamedan pour viol.
Arrestations en novembre
Au moins 352 personnes ont été arrêtées sous divers prétextes, révélant la répression systématique de la dissidence par le régime.
Cibles des arrestations
Militants civils, organisateurs syndicaux, enseignants et anciens prisonniers politiques.
Résidents sunnites des provinces du Sistan et du Baloutchistan et du Kurdistan.
Les adeptes du mouvement Yamani.
Participants aux cérémonies de commémoration des martyrs des manifestations nationales de 2022.
Incidents spécifiques
49 citoyens baloutches, dont des porteurs de carburant et des personnes sans certificat de naissance, ont été arrêtés près de la frontière afghane.
Une femme a été détenue pour avoir défié l’obligation de porter le hijab.
6 Baha’is et chrétiens ont été arrêtés sans justification claire.
192 personnes ont été arrêtées sous l’étiquette de « mafieux ».
Torture et meurtres arbitraires
Torture dans les prisons
Au moins quatre prisonniers auraient été soumis à des tortures physiques au cours du mois de novembre.
Exécutions extrajudiciaires
22 citoyens ont été tués arbitrairement par les forces de sécurité.
Porteurs de carburant : 4
Autres citoyens : 18
Morts sous la torture : 3
Un climat de peur
Les actions du régime iranien en novembre illustrent une stratégie de violations des droits humains calculée pour instiller la peur et supprimer toute dissidence. Du nombre alarmant d’exécutions aux arrestations arbitraires et à la torture, le régime tente de réduire au silence toute opposition. Ce mois tragique met en évidence le sort de ceux qui osent défier l’oppression en Iran.
La communauté internationale ne doit pas fermer les yeux sur ces violations des droits humains. Il est essentiel de continuer à exercer des pressions et à mener des actions de sensibilisation pour que les autorités iraniennes rendent compte de leurs abus systématiques.
Source : INU/CSDHI
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