Cette sentence a été initialement prononcée le 1er juillet dernier par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Abolqasem Salavati, pour « rébellion » ( Baghi ), et communiquée par l'intermédiaire de son avocat. Confirmée par la plus haute autorité judiciaire, son exécution est désormais imminente.
La confirmation de la condamnation à mort d'Arghavan Fallahi intervient malgré une vague internationale de protestations et de condamnations ces dernières semaines. Plus de 4 000 personnalités politiques, juridiques et sociales de premier plan, issues de 62 pays répartis sur les cinq continents, ont signé une déclaration commune exprimant leur opposition catégorique à la peine capitale prononcée contre Arghavan Fallahi. Parmi les signataires figurent 172 personnalités politiques de premier plan, dont des parlementaires européens et nationaux, d'anciens ministres et des élus locaux.
Les signataires ont souligné qu'aucune personne ne devrait être condamnée à mort pour avoir exprimé des opinions politiques divergentes, et ont exhorté la communauté internationale à intervenir immédiatement pour empêcher l'exécution de la peine capitale d'Arghavan Fallahi et d'autres prisonniers politiques. Cependant, la justice iranienne, faisant fi des appels internationaux en matière de droits humains et des violations avérées des droits de la défense, a confirmé le verdict sans modification.
Arghavan Fallahi a été arrêtée une première fois le 4 novembre 2022 à Shiraz, en même temps que son père et son frère. Après avoir passé un an et quatre mois en prison, elle a été libérée sous caution en mars 2024. Elle a été de nouveau arrêtée le 25 janvier 2025 à Parand et transférée au quartier 241 de la prison d'Evin. Elle y a passé environ cinq mois en isolement, soumise à des interrogatoires intensifs et à des tortures physiques et psychologiques. Suite au bombardement et à l'évacuation de la prison d'Evin, elle a été transférée à l'isolement à la prison de Fashafouyeh (pénitencier du Grand Téhéran) et est actuellement incarcérée dans le quartier des femmes de la prison d'Evin.
Le Comité des femmes du CNRI appelle les Nations Unies, les organisations internationales compétentes et les organes de défense des droits humains à intervenir d'urgence pour sauver la vie d'Arghavan Fallahi et des autres condamnés à mort. Le Comité des femmes du CNRI réitère son appel à l'envoi d'une mission internationale d'enquête afin de visiter les prisons iraniennes et de rencontrer les prisonniers politiques.
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