Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a annoncé que le pays expulserait prochainement deux diplomates iraniens de France en guise de représailles.
Cette décision fait suite à la déclaration par le ministère iranien des Affaires étrangères de deux anciens employés de l'ambassade de France à Téhéran, qualifiés de « persona non grata » pour des « activités contraires au droit international, notamment à la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques », et à l'interdiction de leur retour en Iran.
Le ministère iranien des Affaires étrangères avait auparavant protesté contre ce qu'il qualifiait de « conduite non conventionnelle de deux diplomates français », sans révéler leurs noms ni leurs fonctions, et avait indiqué qu'ils avaient été expulsés d'Iran.
L'ambassade de France a répondu en indiquant que les missions des deux employés étaient terminées et qu'ils se préparaient déjà à quitter l'Iran.
Il est toutefois apparu ces derniers jours que les deux individus travaillaient au service culturel de l'ambassade de France et avaient apparemment rencontré deux graphistes iraniens dans le cadre d'un projet culturel. Ces deux graphistes sont détenus depuis lors.
Avec la décision de la France d'expulser deux diplomates iraniens, les tensions diplomatiques entre Paris et le régime iranien sont entrées dans une nouvelle phase.
L'arrestation de deux graphistes iraniens
Auparavant, les familles et les proches des deux graphistes iraniens détenus par le régime iranien avaient appelé le gouvernement français à intervenir afin de clarifier leur situation et d'obtenir leur libération. Les deux graphistes avaient été arrêtés en juillet dernier par les services de renseignement du régime après avoir rencontré des diplomates français.
Selon Radio France Internationale (RFI), les proches des deux graphistes ont déclaré dans un communiqué qu'Aria Kasaei, 46 ans, et Elaheh Naghilou, 36 ans, étaient détenues depuis le 19 juillet. Ils affirment que les arrestations ont eu lieu peu après que les deux artistes aient rencontré deux diplomates français.
Téhéran pousse ses relations avec Paris au bord de la crise, tout en faisant face à un isolement régional et international croissant. Il semble que Téhéran se réjouisse des tensions dans ses relations internationales, car de telles confrontations servent de couverture aux crises internes du régime iranien.
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