Malgré ces circonstances, il semblerait qu'il n'ait pas bénéficié des soins médicaux appropriés ni des services de santé nécessaires. Son état mental et psychologique est également jugé préoccupant en raison de ses conditions de détention et des pressions qu'il subit.
Pour un détenu souffrant de plusieurs maladies, tout retard de diagnostic, d'examen spécialisé ou de traitement peut entraîner une aggravation de son état et l'apparition de complications plus graves. Quelle que soit la nature des accusations ou de la condamnation, la responsabilité des soins médicaux prodigués au détenu incombe à l'administration pénitentiaire et aux autorités compétentes.
Ces derniers mois, il a participé à la campagne « Non aux exécutions le mardi » et a protesté contre le prononcé et l'application des condamnations à mort. Selon une source bien informée, ces actions ont suscité des réactions négatives de la part de certains responsables et individus liés à son dossier, ce qui a entraîné une pression accrue sur le prisonnier politique.
Condamnation à six ans de prison ; cinq ans à purger
Hamid Haj-Jafar Kashani, un ancien arbitre de futsal, avait été précédemment condamné à un total de six ans de prison par la 23e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran.
Selon le verdict rendu le 28 avril, il a été condamné à cinq ans de prison pour « rassemblement et collusion contre la sûreté de l'État » et à un an pour « propagande contre le régime ». En vertu des dispositions relatives à la multiplicité des infractions, la peine la plus lourde, soit cinq ans de prison, sera applicable.
Les informations disponibles indiquent que la procédure judiciaire s'est déroulée sous pression sécuritaire et que son avocat choisi n'était pas présent, ce qui soulève des questions quant au respect de son droit à une défense effective dans cette affaire.
Arrestation lors des manifestations nationales de janvier 2026
Hamid Haj-Jafar Kashani a été arrêté le 4 janvier 2026, en pleine vague de manifestations nationales. Selon les informations publiées, son arrestation a eu lieu devant le centre commercial Alaeddin à Téhéran.
Il avait déjà été arrêté le 27 avril 2025 pour avoir brandi une pancarte lors d'une manifestation rue Enghelab à Téhéran. Des sources proches du dossier attribuent les poursuites judiciaires engagées contre lui à ses activités et prises de position lors de manifestations.
Son casier judiciaire mentionne également une libération en 2022 suite à la suspension de l'exécution de sa peine. Après l'ouverture d'une nouvelle procédure, il a été arrêté et rejugé.
D'après les dernières informations reçues, Hamid Haj-Jafar Kashani est détenu dans l'unité 1 du quartier 6 de la Grande Prison de Téhéran. Il a également été rapporté que son transfert dans cet établissement, ainsi que celui de plusieurs autres prisonniers politiques, avait un caractère punitif.

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