jeudi 27 août 2026

La crise de pénurie de carburant en Iran et ses conséquences

 L'aveu, par de hauts responsables du régime iranien, qu'une hausse des prix de l'essence est inévitable témoigne de la profondeur de la crise financière que traverse le régime.

Mohammad-Jafar Ghaem-Panah, vice-président exécutif du président iranien Massoud Pezeshkian, a reconnu qu'une hausse des prix de l'essence était inévitable et a souligné le coût élevé des importations de carburant. Évoquant l'impact du blocus naval, il a insisté sur l'insuffisance de la production nationale d'essence pour couvrir les besoins du pays et sur la nécessité de mettre en œuvre de nouvelles mesures de gestion. Ces déclarations interviennent alors que de nombreux témoignages font état de longues files d'attente devant les stations-service à travers le pays. Craignant une explosion de protestations liées aux moyens de subsistance, similaires à celles de 2019, les autorités n'ont pas encore annoncé de décision définitive quant au calendrier et à l'ampleur de cette augmentation de prix. 

La grave pénurie de diesel dans les stations-service du pays perturbe une fois de plus fortement le transport routier. Dans de nombreuses provinces, les chauffeurs routiers sont contraints de patienter des jours durant dans de longues files d'attente s'étendant sur des kilomètres pour obtenir leur ration de carburant. La réduction des quotas de carburant imposée par le ministère du Pétrole a gravement affecté les moyens de subsistance de ce secteur et la distribution des biens essentiels. Les experts mettent en garde contre les conséquences économiques de cette crise et la possibilité d'un arrêt complet du transport routier.

La diffusion de vidéos montrant de longues files d'attente aux stations-service dès 5 heures du matin révèle une nouvelle ampleur de la crise du carburant qui frappe le pays. Les chauffeurs de poids lourds patientent des heures avant l'aube pour obtenir une maigre quantité de carburant. Malgré des promesses répétées, les responsables du régime iranien sont incapables de répondre aux besoins vitaux les plus élémentaires de la population.

Des rapports documentés indiquent qu'environ 5 millions de litres d'essence sont systématiquement détournés chaque jour des raffineries du régime iranien. Ce pillage à grande échelle se déroule alors que les jeunes et les citoyens iraniens sont contraints de patienter des heures dans de longues files d'attente aux stations-service. Les revenus astronomiques générés par cette contrebande alimentent les poches de gangs mafieux affiliés au régime.

Contrairement aux affirmations des responsables du régime, la crise de l'essence en Iran n'est pas due à une forte consommation des citoyens, mais résulte d'un pillage systématique.

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