S'exprimant sur la chaîne de télévision Newsmax le jeudi 13 août, Bessent a déclaré que les détails des nouvelles mesures américaines seraient publiés la semaine suivante. Selon lui, ces mesures soumettront le régime iranien à un niveau d'isolement économique sans précédent.
Le secrétaire au Trésor américain a déclaré que cette politique repose sur deux piliers principaux : l’intensification de l’isolement économique et le maintien du blocus maritime dans le détroit d’Ormuz, qui, selon lui, pourrait empêcher les marchandises d’entrer et de sortir des ports du régime iranien.
Les sanctions exercent une pression sur les ressources financières du régime iranien
Ces derniers mois, Bessent a évoqué à plusieurs reprises la mise en œuvre d'une campagne qu'il qualifie de « fureur économique » contre le régime iranien. Selon lui, les sanctions sévères et les opérations militaires américaines ont exercé une pression considérable sur l'économie iranienne, plongeant le régime dans une grave crise inflationniste et de sérieuses difficultés financières.
Ces derniers mois, le département du Trésor américain a également imposé de multiples sanctions à des réseaux financiers liés au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et à la Banque centrale du régime iranien, tout en saisissant des millions de dollars en cryptomonnaie liés à Téhéran.
La semaine dernière, Bessent a affirmé que le régime iranien était confronté à une inflation alimentaire extrêmement élevée et qu'il avait même du mal à payer les salaires de son personnel militaire.
Blocus maritime : le principal levier de pression
Parallèlement au renforcement des sanctions financières, le gouvernement américain a maintenu son blocus maritime du régime iranien.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que l'armée américaine avait la capacité de maintenir sa présence navale pour faire respecter le blocus « pour une durée illimitée ».
Le maintien de ce blocus, compte tenu notamment de la dépendance du régime iranien aux voies maritimes pour ses exportations de pétrole, exerce une pression supplémentaire sur les sources de revenus de Téhéran.
Le président américain Donald Trump avait précédemment déclaré que Washington augmentait la pression économique sur le régime iranien et ne lancerait une nouvelle frappe militaire que si un accord était conclu pour rouvrir rapidement le détroit d'Ormuz.
Le régime iranien a posé des conditions à la réouverture de cette voie maritime, notamment la fin de la guerre, la levée du blocus de ses ports, la suppression des sanctions, le déblocage des avoirs gelés et l'indemnisation des dommages de guerre – des conditions que l'administration Trump semble peu susceptible d'accepter.
Forte baisse du trafic dans le détroit d'Ormuz
Dans le même temps, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a fortement diminué. Selon les données de la société de suivi des navires Kpler, seuls neuf navires ont emprunté cette voie navigable le jeudi 13 août. Bien que ce chiffre soit en hausse par rapport aux cinq navires enregistrés la veille, il demeure nettement inférieur au trafic moyen sur cette route.
Avant la guerre, le détroit d'Ormuz transportait environ 20 % du pétrole et du gaz naturel consommés dans le monde, ce qui signifie que les perturbations du trafic sur cette voie maritime pourraient avoir des conséquences importantes pour le marché mondial de l'énergie.
Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a toutefois indiqué qu'en une semaine, les États-Unis et leurs alliés du Golfe persique avaient acheminé en moyenne environ 9 millions de barils de pétrole par jour via le détroit d'Ormuz. Il a également précisé que plus de 20 millions de barils de pétrole quittaient la région du Golfe persique en une seule journée.
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